Conversation · Rhétorique
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Ça sent le mazout à plein nez. Pas étonnant : on est dans un port industriel.
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Des années d’agitation, d’espoirs et de rêves engloutis par les marées inexorables du grand capital.
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Tu prends une inspiration. Les cils de ton épithélium olfactif vrombissent de plaisir en inspectant le bourbier tourbillonnant des odeurs industrielles.
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Tu perçois d’abord l’odeur des briseurs de grève en plein tumulte : les huiles corporelles et la sueur, les pitances ruisselantes de beurre tirées de leurs paniers-repas en bakélite, le parfum saisissant du savon à la soude. Puis viennent les effluves des portes métalliques qui rouillent lentement, et de la graisse rance émanant de chaque aspérité...
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Bien que les briseurs de grève ne restent pas la nuit, leur odeur subsiste : les huiles corporelles et la sueur, les pitances ruisselantes de beurre extraites de leurs paniers-repas en bakélite, le parfum saisissant du savon à la soude. Puis viennent les effluves des portes métalliques qui rouillent lentement, et de la graisse rance émanant de chaque aspérité...
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« Bon, j’attends ici que vous ayez terminé. » Le lieutenant pousse quelque chose de la pointe du pied.
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Il fait semblant de s’impatienter. Il est curieux de voir ce qui ressortira de cette affaire personnelle.
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Peu importe ce qu’en pense le lieutenant. Ton cortex politico-olfactif s’éclaire comme une décoration festive. L’odeur provient... de cette balustrade, là-bas !
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- Il fait semblant de s’impatienter. Il est curieux de voir ce qui ressortira de cette affaire personnelle.
- Le lieutenant a raison. La façon dont tu renifles l’air autour de toi n’est pas vraiment subtile. Tu donnes l’impression de vouloir attirer l’attention sur toi.
- Le lieutenant n’est pas convaincu, messssire.
- Il tolère cette affaire personnelle, mais il commence à perdre patience.
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Le lieutenant a raison. La façon dont tu renifles l’air autour de toi n’est pas vraiment subtile. Tu donnes l’impression de vouloir attirer l’attention sur toi.
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« Je respire l’air matinal, comme un flic ordinaire. »
« Je respire l’air de l’après-midi, comme un flic ordinaire. »
« Je respire l’air du soir, comme un flic ordinaire. »
« Je respire l’air nocturne, comme un flic ordinaire. »
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C’est le genre d’odeur qui traîne dans n’importe quel port du monde industriel...
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Le fait que le lieutenant n’insiste pas témoigne du respect qu’il éprouve à ton égard.
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Le lieutenant n’a pas la chance d’avoir ton cortex politico-olfactif hautement développé. Ça pue le communiste. Et l’odeur provient... de cette balustrade, là-bas !
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« J’ai du mal à voir le lien avec notre enquête, mais je suis sûr que tout vient à point à qui sait attendre. »
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« Dans l’intérêt de notre enquête, je vais vous demander de ne pas vous disperser. Vous pouvez vous consacrer à vos projets politiques pendant votre temps libre. »
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Le lieutenant n’aime pas la tournure des événements, mais il y a peu de chances qu’il intervienne.
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Pas vraiment. De fait, tu as le plus grand mal à identifier la moindre odeur. Peut-être que tes allergies te jouent des tours ?
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- Quoi ?
- Je sens rien du tout.Retenu · 1
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Ne sens-tu donc pas cet inimitable effluve de mécontentement et d’agitation, cette conviction que le monde a besoin d’une réorganisation radicale, voire violente ?
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Points de carte
1- Observation · MartinaiseObservationDialogues · 1