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Une colonne d’air chaud se lève, tourbillonnant autour du bâtiment qui t’abrite. Ses mouvements torsadés entraînent des nuées de papier et d’oiseaux dans une ascendance thermique. Ainsi que plusieurs millions de litres d’eau. Toute cette masse se hisse vers le grand ciel insulindien.
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Une colonne d’air chaud se lève sous les trombes d’eau, tourbillonnant autour du bâtiment qui t’abrite. Ses mouvements torsadés entraînent des nuées de papier et d’oiseaux dans une ascendance thermique. Ainsi que plusieurs millions de litres d’eau. Toute cette masse se hisse vers le grand ciel insulindien.
Une colonne d’air se lève, tourbillonnant autour du bâtiment qui t’abrite. Ses mouvements torsadés entraînent des nuées de papier et d’oiseaux dans une ascendance thermique. Ainsi que plusieurs millions de litres d’eau. Au sol, la neige fond sous l’effet de la chaleur. Toute cette masse se hisse vers le grand ciel insulindien.
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À cause de la chaleur. Elle est tiédie par le printemps naissant, le courant océanique qui inonde la baie, les passants dans la rue, les machines qui bourdonnent sur le port. Et le mazout.
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- Une colonne d’air chaud se lève, tourbillonnant autour du bâtiment qui t’abrite. Ses mouvements torsadés entraînent des nuées de papier et d’oiseaux dans une ascendance thermique. Ainsi que plusieurs millions de litres d’eau. Toute cette masse se hisse vers le grand ciel insulindien.
- À cause de la chaleur. Elle est tiédie par le printemps naissant, le courant océanique qui inonde la baie, les passants dans la rue, les machines qui bourdonnent sur le port. Et le mazout.
Un cumulus de vapeur, titanesque, s’est formé. C’est un château-nuage, haut de plus de mille mètres. Un groupe de mouettes crie en empruntant l’ascendance thermique. La garde d’honneur de la procession.
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La Gloire. Bientôt, les pluies auront raison des nuages. Le printemps viendra. Plus que deux mois. Moins même, peut-être. L’heure approche.
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La Gloire. Bientôt, des pluies plus violentes encore auront raison des nuages. Le printemps viendra. Plus que deux mois. Moins même, peut-être. L’heure approche.
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« Ce que j’attends ? Ici, à Martinaise ? » Elle tire sur sa cigarette, lentement, longuement...
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« J’attends le miracle qui est censé se produire. Il faudra au moins ça pour me sortir de ce guêpier. »
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« Le Retour, naturellement, répond-elle dans un sourire. Bien sûr, moi, je ne suis pas du coin, je rejoins le mouvement, c’est tout. C’est un concept très en vogue dans les cercles de l’espionnage industriel, avec tous ses minables qui désespèrent de ce monde unipolaire. »
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Sur l’isola, chacun est un invité. Invité du vent, de l’eau et de la moiteur qui les sépare. Tu n’es pas différent.
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« Vous n’êtes pas au courant ? Je pensais que vous étiez du coin. M. Révachol en personne ! »
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« Ah, je vous ai pas dit ? J’ai tellement picolé que je me souviens plus de toute ma vie. Apparemment, ça peut faire ça chez les humains. »
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Elle sourit. « Le Retour tient autant de la légende urbaine que de la science politique. Il faut être fou pour y croire, mais c’est tout ce qu’il me reste, sourit-elle. L’idée, c’est qu’un événement va se produire. Qu’il va se produire quelque part par ici... »
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« À Révachol. Révachol Ouest. Apparemment, ça serait pour bientôt. Et ça va tout changer. »
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- Elle sourit. « Le Retour tient autant de la légende urbaine que de la science politique. Il faut être fou pour y croire, mais c’est tout ce qu’il me reste, sourit-elle. L’idée, c’est qu’un événement va se produire. Qu’il va se produire quelque part par ici... »
- « Eh bien, le Retour... disons que ça tient autant de la légende urbaine que de la science politique. Il faut être fou pour y croire, mais c’est tout ce qu’il me reste. L’idée, c’est qu’un événement va se produire. Qu’il va se produire quelque part par ici... » Elle regarde autour d’elle, puis lève les yeux au ciel.
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- « C’est pour ça que vous avez dit que vous vouliez vous rendre quand Révachol serait libre ? »
- « C’est donc une rumeur qui vous a fait venir jusqu’ici ? »
- « Et ça doit arriver bientôt ? »
- « Bien, merci. Dernière question. Vous y croyez vraiment, à tout ça ? »
- « On peut savoir le Retour de quoi ? »
- « Un événement politique ? Comment vous l’avez su ? »
« C’est pour ça que vous avez dit que vous vouliez vous rendre quand Révachol serait libre ? »
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« Ouais... » Elle regarde le ciel avant de ramener son regard sur vous. « Il faut croire que oui. »
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Elle pense donc, entre autres choses, que ce Retour verra l’avènement d’un Révachol autonome. Elle mise là-dessus, en tout cas.
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- C’est un récipient vide, une amphore qui attend d’être remplie. Il y a toujours quelque chose qui revient du passé, c’est comme ça que le futur se construit. Et ce jour-là, nombre d’hypothèses se voient vérifiées.
- « La rue d’ici ? Il regarde par-dessus la rambarde. « Je n’exclurais pas cette possibilité, mademoiselle. »
- Elle pense donc, entre autres choses, que ce Retour verra l’avènement d’un Révachol autonome. Elle mise là-dessus, en tout cas.
- Continuer
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« Non, c’est mon faux passeport et mes économies qui m’ont fait venir jusqu’ici. Dans le but premier de me cacher. Là où la zone reál est la plus volatile, là où il est facile de disparaître. »
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« Ici, les murs sont encore poreux, on peut les traverser. Le reste, c’est juste une petite touche de réconfort. Une lueur d’espoir. »
Cette histoire a tout de même dicté son choix de destination. Elle est certainement plus complexe qu’elle n’y paraît...
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- « Je vous l’ai dit, les gens en parlent. Dans la sphère de la veille concurrentielle. Plein de gens, comme moi, qui aimeraient bien... voir une nouvelle couleur sur la carte. Elle est un peu trop bleue, voyez-vous. Et le bleu, c’est pas une couleur pour nous. »
- Cette histoire a tout de même dicté son choix de destination. Elle est certainement plus complexe qu’elle n’y paraît...
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« Oui. Mais ça fait presque un demi-siècle que ça doit arriver bientôt, alors pas la peine de s’emballer. »
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« Rassurez-vous, lieutenant, dit-elle en se tournant vers lui, je doute que la rue bascule dans l’insurrection dans la minute. »
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« La rue d’ici ? Il regarde par-dessus la rambarde. « Je n’exclurais pas cette possibilité, mademoiselle. »
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« N’en soyez pas si sûr. » Le lieutenant regarde la mer. « Quelque chose approche... Des ennuis. Le printemps va être rude. J’ignore de quoi il s’agira exactement, mais... » Il secoue la tête.
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« Il se passe quelque chose, dans cette ville. » Elle acquiesce, et laisse échapper une bouffée de fumée. « Je le sens. Quand je suis dehors, la nuit... »
Elle n’achève pas sa pensée. Le vent se lève à nouveau. Au-dessus de sa tête, un gigantesque cumulus s’élève, prêt à s’épandre en mille gouttes de pluie. Avril approche, puis mai viendra. D’ici un mois ou deux... Tu frémis. La sensation se dissipe. La pensée disparaît.
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- « Il se passe quelque chose, dans cette ville. » Elle acquiesce, et laisse échapper une bouffée de fumée. « Je le sens. Quand je suis dehors, la nuit... »
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- « Il se passe quelque chose, dans cette ville. » Elle acquiesce, et laisse échapper une bouffée de fumée. « Je le sens. Quand je suis dehors, la nuit. »
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« Il se passe quelque chose, dans cette ville. Je le sens. Quand je suis dehors, la nuit... »
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« Je vous rejoins là-dessus. » Le lieutenant regarde la mer. « Quelque chose approche... Des ennuis. Le printemps va être rude. J’ignore de quoi il s’agira exactement, mais... » Il secoue la tête.
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« Il se passe quelque chose, dans cette ville. » Elle acquiesce, et laisse échapper une bouffée de fumée. « Je le sens. Quand je suis dehors, la nuit. »
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« Celui du roi ? De la nation ? Du communisme ? Le retour... sur investissement ? » Elle incline la tête. « Allez savoir. L’idée, c’est que ce soit vague, comme la plupart des promesses. »
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« Et en même temps, franchement... on ne peut pas continuer comme ça ad vitam eternam. Ça va finir par péter. Ça finit toujours par péter. »
C’est un récipient vide, une amphore qui attend d’être remplie. Il y a toujours quelque chose qui revient du passé, c’est comme ça que le futur se construit. Et ce jour-là, nombre d’hypothèses se voient vérifiées.
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« Je vous l’ai dit, les gens en parlent. Dans la sphère de la veille concurrentielle. Plein de gens, comme moi, qui aimeraient bien... voir une nouvelle couleur sur la carte. Elle est un peu trop bleue, voyez-vous. Et le bleu, c’est pas une couleur pour nous. »
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« Vous savez bien que j’ai quelques zones d’ombre sur certains détails. Le fait que je sois flic, par exemple. »
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« Eh bien, le Retour... disons que ça tient autant de la légende urbaine que de la science politique. Il faut être fou pour y croire, mais c’est tout ce qu’il me reste. L’idée, c’est qu’un événement va se produire. Qu’il va se produire quelque part par ici... » Elle regarde autour d’elle, puis lève les yeux au ciel.
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Rien, toujours rien. Le ciel glisse au-dessus de ta tête, lentement. La jeune femme expire, et ça sent le tabac mentholé. On aurait dit un soupir.
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Le ciel glisse au-dessus de ta tête, lentement, et se répand sur toi. La jeune femme expire, et l’air sent le tabac mentholé.
Le ciel glisse au-dessus de ta tête, lentement, et la neige se répand sur toi. La jeune femme expire, l’air sent le tabac mentholé.
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Il ne se passe rien. Au-dessus du corps planétaire, un amas de gouttelettes dépourvues de couleur, fusionnant les unes avec les autres.
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Il ne se passe rien. Rien de rien. Au-dessus du corps planétaire, un amas de gouttelettes dépourvues de couleur, fusionnant les unes avec les autres, s’abattent sur vous.
Il ne se passe rien. Rien de rien. Au-dessus du corps planétaire, un amas de gouttelettes dépourvues de couleur, fusionnant les unes avec les autres, saupoudrent de neige la ville comme la mer.