Conversation · Kim Kitsuragi
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Kim Kitsuragi
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« C’est parce que je suis moitié Séolite. Ou plutôt un quart. Le père de mon père était originaire de Séol, tout comme ma grand-mère maternelle... » Il secoue la tête. « Ce n’est pas un sujet intéressant. »
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« Hmm. Je ne parle pas un mot de séolite et je n’ai jamais rencontré mes grands-parents. Je ne peux vous révéler aucune info ethnique, ni à vous, ni à personne. »
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« C’est une partie du monde, monsieur l’agent. Une entité géopolitique... et une division géographique. Je vous avais bien dit que ça ne serait pas intéressant. »
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Séol est un État panisolaire isolationniste et protectionniste, situé à l’ouest de l’isola insulindienne. En fait, c’est plutôt intéressant... voire mystérieux, diraient certains.
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« Vous perdez votre temps. Je ne parle pas un mot de séolite, je n’ai jamais rencontré mes grands-parents et je n’ai jamais été à Séol. » Il en a presque l’air fier. « Je suis un Révacholien comme les autres. »
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- « Vous perdez votre temps. Je ne parle pas un mot de séolite, je n’ai jamais rencontré mes grands-parents et je n’ai jamais été à Séol. » Il en a presque l’air fier. « Je suis un Révacholien comme les autres. »
- « Je vois que vous êtes déçu. » Il sourit brièvement. « Vous avez bien raison... Je ne parle pas un mot de séolite, je n’ai jamais rencontré mes grands-parents et je n’ai jamais été à Séol. Je suis un Révacholien comme les autres. »
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« Je vois que vous êtes déçu. » Il sourit brièvement. « Vous avez bien raison... Je ne parle pas un mot de séolite, je n’ai jamais rencontré mes grands-parents et je n’ai jamais été à Séol. Je suis un Révacholien comme les autres. »
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Votre cerveau envoie le signal à vos lèvres, mais elles refusent de s’ouvrir. Quelque chose les paralyse. Vous êtes certain que c’est à cause du sourcil du lieutenant.
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Bon sang, bien sûr que oui ! Le lieutenant Sourcil croit qu’il peut te rabattre le caquet comme à une foutue personne sans sourcils ? Il s’imagine que tu vas encaisser sans broncher ?
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Après des décennies de stoïcisme, la réaction du lieutenant est un peu lente, mais il ne vous laisse pas vous en tirer impunément. Pas une seule seconde. Ça pourrait mal finir...
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Tes doigts dessinent le contour d’un étui à revolver imaginaire sur ta hanche. Une infime convulsion agite ton index.
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- Après des décennies de stoïcisme, le lieutenant est désarçonné par votre provocation effrontée, mas sa réaction ne se fait pas attendre. Ça pourrait tourner au vinaigre...
- Le lieutenant saisit immédiatement la balle au bond. Il se retourne, prêt à répliquer de façon dévastatrice. Ça pourrait partir en sucette...
- Après des décennies de stoïcisme, la réaction du lieutenant est un peu lente, mais il ne vous laisse pas vous en tirer impunément. Pas une seule seconde. Ça pourrait mal finir...
- Les réflexes prennent l’ascendant, le sourcil du lieutenant rencontre le vôtre : sa riposte violente vous arracherait presque le visage. Ça pourrait mal tourner...
Là, maintenant, il faut contrer sa contre-attaque ! En haussant le sourcil jusque dans la troposphère ! Hauteur maximale !
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Le lieutenant anticipe votre mouvement mais ne parvient ni à dévier ni à parer votre contre-contre-attaque. Une petite goutte de sueur perle le long de sa joue...
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De grosses gouttes de pluie s’écrasent sur les sourcils froncés et coulent sur les visages tendus. En dehors de ce face-à-face, le monde n’existe pas.
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- La tension s’abat comme une chape de plomb sur la pièce. Un frisson parcourt ton épine dorsale.
- De grosses gouttes de pluie s’écrasent sur les sourcils froncés et coulent sur les visages tendus. En dehors de ce face-à-face, le monde n’existe pas.
- Les flocons de neige tombent entre les sourcils froncés et fondent aussitôt sous l’effet de la chaleur. Plus rien n’existe en dehors de ce moment.
- C’est comme si le monde entier s’était soudain figé d’effroi devant ce mémorable duel de sourcils. Plus rien n’existe en dehors de ce moment.
Quelque chose se relâche chez le lieutenant, de façon presque imperceptible. Ses épaules se détendent, son sourcil redescend peu à peu à mesure qu’il s’efforce de paraître calme, voire nonchalant.
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Un repli d’une rare élégance. Si gracieux qu’on croirait presque qu’il n’y a eu aucun combat.
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« En certaines circonstances, lorsque j’étais jeune et insouciant, il m’est arrivé de fumer de l’herbe. »
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Le tétrahydrocannabinol est la principale substance psychoactive du cannabis, communément appelé « herbe ». C’est l’une des substances récréatives les plus répandues à travers le monde.
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« Rien de bien méchant. J’ai arrêté. (Un soupir, presque imperceptible.) Mais ça m’est arrivé quelques fois. Quand j’avais la vingtaine. »
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- « Rien de bien méchant. J’ai arrêté. (Un soupir, presque imperceptible.) Mais ça m’est arrivé quelques fois. Quand j’avais la vingtaine. »
- Sa voix laisse transparaître une attitude défensive. Même un acte de rébellion aussi mineur s’avère décisif dans la construction personnelle du lieutenant.
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« On devrait aller brouter un peu d’herbe, un de ces quatre. »
« On devrait aller s’en fumer un, un de ces quatre. »
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« Et si on allait plutôt élucider ce crime que nous sommes venus résoudre ? Du genre, "affaire classée". Enterrée. »
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La vérité à l’état pur, monseigneur. L’herbe et le lieutenant, ça fait deux.
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« Vous comprenez que je vais être obligé d’en parler à l’inspection des services, n’est-ce pas, lieutenant ? »
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« Bien sûr. Voici mon arme, et mon insigne. » Il tend des mains vides. « Je passerai sur la chaise pour ça, mais ça me fait du bien de libérer ma conscience. »
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« Bien. » Seul un rictus à peine perceptible au coin de sa bouche trahit son amusement. « Allez, ça suffit. Il y avait autre chose ? »
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- « Tout ce que je demande, c’est résoudre cette dernière affaire avant de pouvoir m’asseoir sur la chaise, la conscience soulagée. » Sa voix est faussement grandiloquente. « Dépêchons-nous, ma vie est en sursis. »
- « C’est d’accord. » Seul un rictus à peine perceptible au coin de sa bouche trahit son amusement. « Il y avait autre chose ? »
- « Bien. » Seul un rictus à peine perceptible au coin de sa bouche trahit son amusement. « Allez, ça suffit. Il y avait autre chose ? »
- Non. Ce n’est qu’une ruse, messire. Le sens de l’humour si particulier du lieutenant.
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« La loi, c’est la loi. »