Conversation · Camionneur raciste
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« L’odeur devient insupportable. » Il se tourne vers vous. « Je peux savoir pourquoi vous me harcelez comme ça ? »
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« Bienvenue à Révachol ! » Le camionneur vous reconnaît. « Vous vous êtes débarrassé de l’autre gus ? Vous avez bien fait. »
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« Oui... non... bref. Ravi de vous rencontrer. Je suis charotier, père de trois enfants et patriote révacholien. »
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« C’est la stricte vérité, répond-il en haussant les épaules. Je dis toujours la vérité. »
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Son physique suinte l’huile à moteur qui tache, et son haleine dégage une odeur de cigarette à haute teneur en goudron. Sûrement des Astra Whites.
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- « Ouais, je conduis un camion. Ça n’arrête pas. Sauf quand je suis occupé à surveiller mon camion dans un embouteillage. »
- « C’est la stricte vérité, répond-il en haussant les épaules. Je dis toujours la vérité. »
- « Un camionneur qui conduit son camion. Ou qui reste coincé dans un embouteillage à bord de son camion. »
« Ah oui ? Vous conduisez un camion... » (Faire comme si vous n’aviez pas entendu sa dernière remarque.)
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« Ouais, je conduis un camion. Ça n’arrête pas. Sauf quand je suis occupé à surveiller mon camion dans un embouteillage. »
« C’est quoi, un charotier ? » (Faire comme si vous n’aviez pas entendu sa dernière remarque.)
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« Un camionneur qui conduit son camion. Ou qui reste coincé dans un embouteillage à bord de son camion. »
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« Oui, monsieur, dit-il sur un ton railleur. Ravi de vous rencontrer. Je suis charotier, père de trois enfants, et patriote révacholien. »
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« Bienvenue à Révachol ! » annonce l’homme grassouillet. Sa remarque ne s’adresse pas à vous, mais à Kim.
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« Hé, mais je connais Révachol ! On est à Révachol ! J’ai pas raison ? »
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Le lieutenant lui répond sans délai : « Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi. Mon grand-père s’est installé ici après avoir abandonné une culture isolationniste marquée par 3 000 ans de racisme. Vos ancêtres ont débarqué sur cette île il y a à peine 300 ans. »
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« Chaque courant de pensée, chaque gouvernement s’est soldé par un échec. Pourtant, j’aime cette ville. J’y ai autant ma place que vous. »
Le flegme du lieutenant a laissé place à une détermination sans faille. C’est un vacholier. Il est animé de l’esprit révacholien.
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« Les hommes comme vous ne font que diviser Révachol. Voilà pourquoi tout le monde a autant de mal à s’extirper des limbes de l’après-guerre. »
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Ce qu’il veut dire, c’est qu’à force de faire une fixette sur la nation révacholienne, Révachol s’éloigne de plus en plus de l’autodétermination.
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« On est donc dans les limbes ! »
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« Allez, quoi, j’ai dit "Bienvenue à Révachol"... C’est un truc qu’on se dit entre camionneurs. »
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« Les gens comme vous ne font que diviser Révachol. Voilà pourquoi tout le monde a autant de mal à s’extirper des limbes de l’après-guerre. »
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Ce type n’a pas l’air commode. En l’état, mieux vaut éviter ça. Tu auras le temps de t’y coller plus tard...
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« Bienvenue à Révachol ! » annonce l’homme grassouillet. Il tient une cigarette allumée entre les doigts.
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D’habitude, c’est ironique, mais en l’occurrence, il a l’air de vraiment te saluer.