Ta chemise colle à ton torse. Les épaules de ton blazer disco deviennent lourdes. Le froid s’infiltre sous ta peau. Tu frissonnes, et la ville frissonne avec toi.
Vigueur
Avant les effets des pensées ; d'autres conditions de dialogue peuvent s'appliquer.
709 · Répliques
Ta chemise colle à ton torse. Les épaules de ton blazer disco deviennent lourdes. Le froid s’infiltre sous ta peau. Tu frissonnes, et la ville frissonne avec toi.
Des couloirs s’effondrent sous les coups de mortier d’une guerre perdue depuis longtemps. Des cordes à linge s’abîment sous la pluie. Des radios passent de la musique.
D’autres aérostatiques de la Coalition. Là-haut – là où la pluie se forme – des rotors tournent en silence. Ta vue s’éclaircit.
Tu frissonnes, en regardant tes pieds. L’eau de pluie sale creuse des veines dans la neige de la place.
Un littoral urbain, de la pluie s’égouttant des toits couverts d’éternite. Des parpaings laissés sur un chantier à moitié achevé. Un bâtiment de recherche et développement défunt, autrefois saisi par les révolutionnaires. Une vieille église en bois se dresse sur pilotis au-dessus de l’eau.
Les gratte-ciel de La Delta, le district financier. Une faible lumière dorée s’échappe des fenêtres des bureaux.
C’est humide. Ton manteau te protège de la pluie alors que la ville frissonne autour de toi.
Les aérostatiques de la Coalition flottent comme des spectres sous la couverture nuageuse. Là-haut – là où la pluie se forme – des rotors tournent en silence. Ta vue s’éclaircit.
Les appartements Capeside – des blocs de béton serrés les uns contre les autres, des balles de calibre 4,46 mm toujours logées dans leurs murs ravagés par la guerre.
Tu te rends compte que tu ne portes pas de chaussures. Tes pieds sont rougis par le froid.
Ta chemise colle à ton torse. Les épaules de ta veste deviennent lourdes. Le froid s’infiltre sous ta peau. Tu frissonnes, et la ville frissonne avec toi.
Une cour. La pluie tombe sur le toit d’un abri pour le bois. Des flaques d’eau sale se forment autour d’un cadavre. Des gouttes de pluie glissent des joues froides du mort.
Ta chemise colle à ton torse. Le froid s’infiltre sous ta peau. Tu frissonnes, et la ville frissonne avec toi.
L’emprise de l’hiver sur la ville se relâche. Le dégel du printemps est là.