« Ah ! » Elle rapproche le papier de son visage et l’étudie attentivement. « Je suis peut-être à moitié aveugle, mais on dirait qu’une partie du village va être transformée en rue. La meilleure partie. Celle qui nous permet de sortir de chez nous. »
Conversation · Laveuse
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Laveuse
Vous
Kim Kitsuragi
Esprit de corps
Cour intérieure
Empathie
Autorité
Volonté
Instrument physique
Rhétorique
Sang-froid
Conceptualisation
Perception (vue)
Mise en scène
Frisson
Art dramatique
Coordination visiotactile
Clair-obscur
Logique
Suggestion
Projection analytique
Endurance
Réactivité
Encyclopédie
Électrochimie- Cravate terrifiante
Affinité mécanique
Douleur transcendée
Perception (goût)
Perception (ouïe)
Quand
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« Je vois que Lilienne a déjà signé. Tss, tss. Cette fille accorde sa confiance bien vite. Quoi qu’il en soit... Je ne signerai pas les documents du syndicat. » Elle vous tend l’enveloppe.
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- « Je vois que Lilienne a déjà signé. Tss, tss. Cette fille accorde sa confiance bien vite. Quoi qu’il en soit... Je ne signerai pas les documents du syndicat. » Elle vous tend l’enveloppe.
- C’est la vérité. Elle a juste dit que c’était hors de question qu’elle signe avant Lilienne.
- Continuer
- « Lilienne n’a pas les épaules pour prendre des décisions. Elle devrait laisser son épée parler pour elle. » Elle laisse échapper un gloussement, qui ressemble plus au croassement d’un corbeau. « De toute façon, ça ne change rien. Je ne signerai pas. »
« Dans ma vie, j’ai vu de tout. Vous pensez vraiment qu’ils font ça dans notre intérêt ? Les riches font toujours miroiter des promesses aux pauvres et ils ne les tiennent jamais... » Elle retire un chiffon rouge foncé du seau puis le replonge dans l’eau.
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« Ensuite, les pauvres sont expulsés de chez eux, et les riches deviennent un peu plus riches. C’est la vie. Un conseil : ne faites pas confiance à ce gros porc du syndicat, vous non plus. »
Dans son esprit, le syndicat appartient à la droite, car Evrart est gros. C’est aussi simple que ça. Impossible de la faire changer d’avis.
Elle parle avec l’autorité d’un chef. C’est elle qui a le dernier mot, dans ce coin.
Elle est têtue comme une mule, mais on peut détecter une petite pointe d’hésitation dans sa voix... Tu pourrais peut-être réussir à la convaincre.
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« Vous avez demandé à Lilienne ? Je ne prendrai même pas la peine de signer si elle ne le fait pas. » Elle vous rend l’enveloppe.
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« Oui, répond-elle en hochant la tête. Faites donc ça. Vous allez pas laisser tomber ce gros M. Claire maintenant, n’est-ce pas ? »
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Elle n’est pas du tout impressionnée par le fait qu’un flic s’occupe des affaires d’un gros bonnet local. Mais alors, pas du tout.
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« Elle est juste là. » Elle montre la jetée. « C’est la femme brune, qui regarde par-dessus la rambarde. »
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« Vous avez changé d’avis, hein ? Je m’en serais doutée. Rien n’est moins cher que gratuit. »
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« Ne faites pas regretter à une vieille dame d’avoir donné à la police les clés de sa maison. » Elle sort une clé de la doublure de son manteau et vous la tend. « Voilà, tenez. »
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« Il n’y a que nous. » Elle semble épuisée. « Il ne reste que des bribes de ce village, maintenant. Nous... n’existons presque plus. »
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« C’est pratiquement un lieu qui n’en est pas un. » Elle sourit. « Le néant. Un point blanc sur la carte, juste un regroupement de cabanes sans nom, dans une rue sans nom. »
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« Lilienne et ses enfants. De nouveaux venus vivent aussi dans la maison à l’est. » Elle fait un signe de tête en direction de la cour. « Mais ils ne sont pas chez eux. »
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« Ensuite, il y a les ivrognes... » Elle soupire. « Ils sont pas beaux à voir, mais on ne peut pas y faire grand-chose. Rien ne vaut son chez-soi. Même pour eux. »
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« Tôt ou tard, vous le verrez bien par vous-même. » Elle secoue lentement la tête. « Vous les trouverez facilement. »
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Elle hoche la tête et écarquille ses yeux aveugles. « Qu’est-ce qui vous intéresse, alors ? »
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« J’ai déjà rencontré Lilienne et ses enfants. »
« J’ai déjà rencontré Lilienne et sa fille. »
« J’ai déjà rencontré Lilienne et ses jumeaux. »
« J’ai déjà rencontré Lilienne et ses jumeaux. »
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« Lilienne est une coriace, opine-t-elle. Elle est bien plus coriace que les hommes du coin. Sans elle et sans les enfants, cet endroit serait mort. »
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« Je n’en doute pas, approuve-t-elle avec un étrange sourire. Lorsqu’un vieil ivrogne disparaît et tombe dans l’oubli, un nouveau visage apparaît. La nature suit son cours. »
Relax, t’es pas un « nouveau visage ». Elle ne parlait pas de toi. T’es un étranger. Un flic. Tu te souviens ?
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« Comme c’est énigmatique, répond sèchement le lieutenant tout en regardant autour de lui. C’est parfaitement adapté à l’ambiance générale du coin. »
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« Oui. » Ses yeux s’écarquillent d’allégresse. « Parfois, j’ai l’impression d’être perdue au milieu de ce néant sans nom. »
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« Vraiment ? » Son expression trahit sa curiosité. « C’est plutôt courant, ces derniers temps. »
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« N’est-ce pas ce que les gens pensent toujours quand ils sont perdus ? » Un sourire narquois se dessine sur ses lèvres. « Puis-je vous aider à retrouver votre chemin, monsieur l’agent ? »
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- « Peut-être, répond-elle, avec un calme troublant. Autant vous dire que ça ne sera pas facile. Mais en ce moment même, vous avez besoin de moi, pas vrai ? »
- « N’est-ce pas ce que les gens pensent toujours quand ils sont perdus ? » Un sourire narquois se dessine sur ses lèvres. « Puis-je vous aider à retrouver votre chemin, monsieur l’agent ? »
« Peut-être que je devrais rester perdu à tout jamais. Venir habiter ici et... disparaître complètement. »
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« Peut-être, répond-elle, avec un calme troublant. Autant vous dire que ça ne sera pas facile. Mais en ce moment même, vous avez besoin de moi, pas vrai ? »
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« Alors, tout n’est pas perdu, rétorque-t-elle, en lissant un pli de sa jupe. Comme vous pouvez le voir, même en cas de pauvreté extrême, les gens arrivent à se débrouiller... »
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« Du moins, ceux qui restent... » Elle retombe dans le silence et regarde par-dessus son épaule, comme si elle attendait quelqu’un.
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- « Tout va bien, dit-elle en essayant de vous calmer. Nous sommes toujours là, c’est ça qui compte. On vit notre vie. Malgré cette extrême pauvreté, on se débrouille... »
- « Alors, tout n’est pas perdu, rétorque-t-elle, en lissant un pli de sa jupe. Comme vous pouvez le voir, même en cas de pauvreté extrême, les gens arrivent à se débrouiller... »
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« Tout va bien, dit-elle en essayant de vous calmer. Nous sommes toujours là, c’est ça qui compte. On vit notre vie. Malgré cette extrême pauvreté, on se débrouille... »
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« Ici ? Pour vous ? » Elle laisse échapper un petit gloussement sec. « Non, monsieur l’agent. Vous trouverez uniquement quelques pièces que les ivrognes ont essayé de cacher à leur femme et dont ils ont oublié l’existence. »
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Sous les chariots, les bateaux, dans de petites boîtes. Tu les trouveras facilement.