L’après-rasage du lieutenant. Une marque banale, à la forte odeur de pin.
Motricité
Avant les effets des pensées ; d'autres conditions de dialogue peuvent s'appliquer.
703 · Répliques
L’après-rasage du lieutenant. Une marque banale, à la forte odeur de pin.
Le reste des détritus ne contient que divers déchets de cuisine. Ainsi qu’un vieux mug jaune qui attire ton regard. Mais hormis cela...
Serait-ce là les vêtements de la victime ? L’odeur n’est pas aussi répugnante que celle du cadavre. Ces habits n’ont pas pu être en contact avec le défunt plus de deux jours après sa mort.
Le reste n’est composé que de déchets de cuisine. De simples ordures.
C’est infect. Vraiment infect. Avant que tu puisses vomir, le vent change à nouveau de direction, faisant claquer le plastique de la serre.
Il y a plusieurs empreintes de pas dans la boue, laissées par des bottes de travail : 6 à 12 individus ont piétiné les lieux.
De lourdes bottes de travail, avec des bouts renforcés et des semelles cloutées. Elles ont piétiné toute la cour.
Difficile à dire. Ta vision est floue et tu as du mal à te concentrer à cause de ton implacable gueule de bois.
Tu distingues des traces de pneu dans la neige fondue brunâtre recouvrant la place.
Il y a l’équivalent d’environ une semaine de courrier là-dedans. La boîte sera bientôt vidée.
Sur le côté, un autocollant à moitié effacé indique « Poste d’urgence de la MCR no 8-100-2 », accompagné d’une devise : « Soyez vigilants ! »
« Bouffe ta merde, sale porc !, « LE CUNATOR T’ENCULE » et « Saint-G » accompagné d’une couronne ornent la boîte. Ainsi que « Jennie est une SALOPE » et « Nique cette boîte ! ».
Tu perçois des craquements tandis que le lieutenant déplace ses doigts effilés à l’intérieur de la chair. Comme les craquements d’une vieille maison en pleine nuit.
« J’aurais dû apporter un dictaphone », murmure-t-il.
Bonne déduction, monsieur le racialiste !
Ton niveau d’autorisation n’augmentera pas tant que t’auras le nez dans les affaires du syndicat.