« Ouais, dit-il sans savoir où le lieutenant veut en venir. Ses caniches. Il en a dans tous les syndicats. »
Conversation · Camionneur raciste
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« Pas seulement. Il en a partout. D’après la rumeur, il a aussi des péons à la MCR, dit-il en faisant un pas en avant. Des péons corrompus jusqu’à l’os prêts à tout pour le satisfaire. Des camés métèques sans foi ni loi... »
Le lieutenant nous sort le grand jeu, messire. Restez zen. Il prépare le terrain.
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« Vous êtes pas des péons, dit-il. Sinon, vous seriez pas en train d’enquêter sur un trafic de drogue. »
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« Non. Bien sûr que non. Nous ne sommes pas des péons. Mais si un camionneur de Madre lui faisait les poches, un péon digne de ce nom chercherait sans doute à découvrir de qui il s’agit. »
Il s’en sort remarquablement bien. Qui l’eût cru ? Voyez comme il le fait vaciller.
« Rien de bien sorcier. Rien qui mérite que l’on s’y attarde trop. Padre Madre ne risque pas de s’en offusquer. » Il le dévisage. « Seulement, un putain de raciste à la con s’interpose pour protéger ce voleur... »
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Ses yeux vous fixent à tour de rôle, le lieutenant et vous. « Vous me faites pas peur. Ni vous ni la pègre. La guilde des Camionneurs et des Charretiers me protège. »
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« Vous avez vu le cadavre dans l’armure en céramique ? » Le lieutenant désigne la cour d’un geste de la main. « À croire que sa petite guilde de merde l’a laissé crever la bouche ouverte... »
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« Nan. Vous le laisseriez pas faisander dans la cour comme ça si vous... » Il essaie d’allumer une clope, mais ses mains tremblent. Il s’arrête au milieu de sa phrase.
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- « Vous avez vu le cadavre dans l’armure en céramique ? » Le lieutenant désigne la cour d’un geste de la main. « À croire que sa petite guilde de merde l’a laissé crever la bouche ouverte... »
- Le lieutenant hausse un sourcil. « Vous avez vu le cadavre dans la cour, n’est-ce pas ? Vous avez jeté un coup d’œil. Je le sais. À croire que ses amis l’ont laissé crever la bouche ouverte... »
Le lieutenant se tourne vers vous et vous adresse un hochement de tête quasiment imperceptible.
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Fais gaffe. Il lui reste encore des forces, visiblement. Ça ne va pas être facile de lui faire cracher le morceau.
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Le lieutenant hausse un sourcil. « Vous avez vu le cadavre dans la cour, n’est-ce pas ? Vous avez jeté un coup d’œil. Je le sais. À croire que ses amis l’ont laissé crever la bouche ouverte... »
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« Tu aboies mais tu mords pas. Les caïds habitent à Jamrock. Tout le monde sait ça. »
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« Il a quand même volé du matériel à ses employeurs. Il a aussi volé le boulot d’un honnête camionneur. Vous savez bien... » Son sourire suffisant laisse place à un sourire suspicieux.
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« Apparemment, vous êtes pas si impliqué que ça dans notre lutte, frérot. Je peux savoir pourquoi l’homme de Safre est toujours là ? Allez lui parler. Moi, je sais rien. »
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« Il a quand même volé du matériel à ses employeurs. Il a aussi volé le boulot d’un honnête camionneur. Vous avez qu’à vous adresser à lui. Moi, je sais rien. »
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« Il a quand même volé du matériel à ses employeurs. Il a aussi volé le boulot d’un honnête camionneur. Je vous ai filé un bon tuyau. » Il sourit de toutes ses dents.
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« J’ai trouvé cette tasse dans la poubelle. (La montrer à l’homme.) C’est à vous ? »
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Il observe la tasse de l’homme jaune, puis soudain, il explose de rire : « HA HA HA ! Oh, putain ! Oh, putain, c’est fort de café. Impayable, le mec. Ça fait un bail que j’avais pas autant ri. »
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« Nom de Dieu... » Il essuie les larmes qui coulent de ses yeux. « Merci pour cette bonne rigolade, mais non, elle est pas à moi. »
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« Ouais, c’est important. Mon arrière-grand-père était charretier. Il avait une licence royale. La totale, quoi. On a essayé de garder nos privilèges. »
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« Quelqu’un qui pousse une charrette. Vous pensiez que c’était quoi ? Tout ça pour dire que notre histoire remonte à très loin. C’était avant les machines. »
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- « Ouais, c’est important. Mon arrière-grand-père était charretier. Il avait une licence royale. La totale, quoi. On a essayé de garder nos privilèges. »
- « Quelqu’un qui pousse une charrette. Vous pensiez que c’était quoi ? Tout ça pour dire que notre histoire remonte à très loin. C’était avant les machines. »
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« Bien sûr que non. C’est une guilde. Sur invitation. Les syndicats, c’est pour les salopards friqués. Tous les mêmes. Ils essaient de baiser notre héritage pour engranger plus de bénéfices. Mais rien ne remplace l’expérience. »
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« En confiant leur matos à des racailles, ils vont se faire baiser bien profond, je vous le garantis. On remplace pas un savoir-faire qui s’étale sur plusieurs générations du jour au lendemain. »
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- « Exact. Ils essaient de baiser notre héritage pour engranger plus de bénéfices. Ils peuvent toujours nous remplacer, mais ils s’en mordront les doigts. »
- « Bien sûr que non. C’est une guilde. Sur invitation. Les syndicats, c’est pour les salopards friqués. Tous les mêmes. Ils essaient de baiser notre héritage pour engranger plus de bénéfices. Mais rien ne remplace l’expérience. »
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« Exact. Ils essaient de baiser notre héritage pour engranger plus de bénéfices. Ils peuvent toujours nous remplacer, mais ils s’en mordront les doigts. »
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« Soit. Je m’en vais. » [Prendre congé.]
« À la prochaine. » [Prendre congé.]
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« Si vous n’êtes pas impliqué, alors qui fait passer des stupéfiants par le terminal B ? »
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« C’est pourtant évident. C’est ce putain de Sud-Samarain avec ses yeux bridés, ce Siileng. » Il crache par terre. « Ses petites affaires, c’est une belle entourloupe. Ça m’étonnerait pas qu’il fasse passer des stups en douce. »
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Il ricane nerveusement. « Sûr et certain. Ces gens-là mentent comme ils respirent. C’est dans leurs gênes... »
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Non, c’est Ruby qui mène la danse comme l’avait laissé entendre Titus. Mais joue le jeu, pour l’instant. Il faut trouver ce que chacun sait. Siileng est ta prochaine cible.
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« Évidemment ! Qu’est-ce qu’il vous a raconté comme connerie ? Que c’était un homme d’affaires, ou j’sais trop quoi ? Il vend le matos de ses employeurs après avoir ouvert les scellés de son camion d’Humanox. »
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« Ces gens-là mentent comme ils respirent. C’est dans leurs gènes... » Il acquiesce avec sagesse, puis tire à nouveau sur sa cigarette. « C’est lui, d’accord. Y a pas à chier. »
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- « Plus sérieusement, vous le trouverez au sud, pas loin d’ici. Près du canal. Vous tomberez forcément sur lui. Par contre, je vous conseille de faire gaffe... »
- « Évidemment ! Qu’est-ce qu’il vous a raconté comme connerie ? Que c’était un homme d’affaires, ou j’sais trop quoi ? Il vend le matos de ses employeurs après avoir ouvert les scellés de son camion d’Humanox. »
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- « Ces gens-là mentent comme ils respirent. C’est dans leurs gènes... » Il acquiesce avec sagesse, puis tire à nouveau sur sa cigarette. « C’est lui, d’accord. Y a pas à chier. »
- « C’est lui, ouais. Y a pas à chier. C’est un camionneur qui vend le matos de ses employeurs après avoir ouvert les scellés de son camion d’Humanox. J’suis sûr qu’il vend aussi de la came. »
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« Mieux vaut ne pas tirer de conclusions hâtives. Il faut d’abord écouter le témoignage de Siileng. »