Conversation · Lilienne, la releveuse de filets
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Lilienne, la releveuse de filets
Vous
Clair-obscur
Empathie
Frisson
Électrochimie- Cravate terrifiante
Kim Kitsuragi
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« Soyez prudents. La mer est d’huile, mais tout de même... il y a des ruines sous l’eau. Vous pourriez égratigner la peinture... ou pire encore. »
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- « Sympa, votre épée. (Montrer le sabre sur sa hanche.) C’est quoi, son histoire ? »
- « Mal-en-pitre recherche sa veste, vous l’avez vue ? »
- « En réalité, je cherche quelqu’un d’autre. »
- « J’ai changé d’avis. Je voudrais que vous signiez les documents. » (Lui tendre l’enveloppe.)
- « Que faites-vous par ici ? »
- « Je recherche quelqu’un, vous pouvez peut-être m’aider ? »
- « On m’a demandé d’obtenir votre signature. » (Lui tendre l’enveloppe d’Evrart.)
- « À plus tard. [Prendre congé.] »
- « C’est votre bateau ? » (Montrer le bateau retourné.)Retenu · 1
- « C’est mon automotrice qu’on aperçoit dans la mer. » (Montrer le véhicule immergé.)
- Elle a besoin de sortir avec un autre ivrogne. Elle en crève d’envie.
- « Je dois me rendre sur cette île. » (Indiquer la direction de l’île.)
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- « Oui, la mer se calmera bientôt. Je le sens. Le vent tourne au sud-est. Je vous écoute, monsieur l’agent. »
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- Interroge-la sur cette épée. Elle est cool. Ça t’aidera à briser la glace.
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- Elle siffle doucement tout en nettoyant le filet à ses pieds. Le vent souffle dans ses cheveux.
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« Malheureusement, l’usine l’a vendue avec une garantie de trois ans, à défaut d’une histoire. » Elle sourit à sa propre plaisanterie. « Elle me sert principalement à intimider les gens. »
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« Elles sont chères et fragiles... Du moins, c’est mon avis. » Elle hausse les épaules. « En plus, j’ai des enfants. Je ne peux pas me permettre d’avoir une arme à feu avec eux. Et parfois, une lame bien aiguisée est suffisante pour garder les gens à distance. »
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« De temps à autre, les gens ont besoin qu’on leur enseigne le respect. C’est comme ça. Il fut un temps où j’attirais les regards, et croyez-moi, ajoute-t-elle en gloussant, les hommes ont parfois besoin qu’on leur apprenne les bonnes manières. »
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« Certains soignent leurs blessures et ont compris la leçon. D’autres sont plus têtus... » Elle regarde au sol. « Et j’ai fini par épouser l’un d’eux. »
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« Je suppose que j’ai aimé la façon dont il saignait. » Elle reste impassible. Difficile de dire si c’est une plaisanterie.
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La digue du port résiste au remous des vagues glacées. Nombreuses sont les choses qui s’échouent contre elle et sur les plages de Révachol. Certaines sont inanimées. D’autres ont perdu la vie... Tu frémis.
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« Hein ? » Elle hausse un sourcil. « Tant mieux pour vous. Quant à lui, il s’est noyé. Ça fait longtemps, maintenant. »
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« Il ne respectait pas la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille. Le bateau a été retrouvé, vide. Son cadavre pourrissant a refait surface deux semaines plus tard. »
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« À présent, avant que vous ne me présentiez vos condoléances, sachez qu’il est mort il y a quatre ans et que j’ai tourné la page. On ne peut pas éternellement pleurer un ivrogne musclé. »
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- « Il ne respectait pas la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille. Le bateau a été retrouvé, vide. Son cadavre pourrissant a refait surface deux semaines plus tard. »
- « Oui, par lui-même. Par inadvertance. » Elle continue en fronçant les sourcils. « Il n’a jamais respecté la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille et il n’est jamais revenu. »
- « Qui sait, il est peut-être tombé par-dessus bord ? » Elle hausse les épaules. « Il ne respectait pas la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille. Le bateau a été retrouvé, vide. Son cadavre pourrissant a refait surface deux semaines plus tard. »
Elle les aimait bien, ses muscles. Tu le devines à la façon dont elle prononce le mot.
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- « Ouais, la mort ? C’est un détail. Je chie sur la mort. »
- « Il n’y a pas meilleur remède au chagrin que le temps, n’est-ce pas ? »
- « Il faut lâcher prise, tourner la page. C’est un comportement sain. La vie doit suivre son cours. »
- « Vous auriez dû le suivre dans la mort et vous jeter dans les vagues. » (Acquiescer avec sagesse.)
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« Ce n’est pas mon cas. Mais nous, les travailleurs, nous n’avons pas le luxe de pouvoir rester au lit et de pleurer. » Elle croise les bras. « Je l’ai enterré, je l’ai pleuré pendant une durée appropriée et j’ai tourné la page. »
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« La vie n’a pas vraiment changé pour moi et les enfants... » Elle regarde vers le village, où deux enfants jouent avec ce qui ressemble à des pierres.
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- « Nous, les travailleurs, nous n’avons pas le luxe de pouvoir rester au lit et de pleurer. » Elle croise les bras. « Je l’ai enterré, je l’ai pleuré pendant une durée appropriée et j’ai tourné la page. »
- « Ce n’est pas mon cas. Mais nous, les travailleurs, nous n’avons pas le luxe de pouvoir rester au lit et de pleurer. » Elle croise les bras. « Je l’ai enterré, je l’ai pleuré pendant une durée appropriée et j’ai tourné la page. »
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- « J’ai enterré mon mari, je l’ai pleuré pendant un mois. C’est tout. La vie n’a pas vraiment changé pour moi et les enfants. En tout cas, pas pour le pire. »
- « La vie n’a pas vraiment changé pour moi et les enfants... » Elle regarde vers le village, où deux enfants jouent avec ce qui ressemble à des pierres.
On dirait qu’elle est prête à sortir avec un autre ivrogne ! Un mieux, cette fois. Demande-lui. Vous pourriez bien avoir besoin d’action tous les deux.
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« Nous, les travailleurs, nous n’avons pas le luxe de pouvoir rester au lit et de pleurer. » Elle croise les bras. « Je l’ai enterré, je l’ai pleuré pendant une durée appropriée et j’ai tourné la page. »
« Il faut lâcher prise, tourner la page. C’est un comportement sain. La vie doit suivre son cours. »
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« Vous auriez dû le suivre dans la mort et vous jeter dans les vagues. » (Acquiescer avec sagesse.)
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« Ah oui ? Et les enfants aussi, du coup ? » Elle n’attend pas votre réponse. « Les travailleurs n’ont pas ce luxe. Il est réservé aux riches. Nous, on se contente de continuer à vivre. »
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« J’ai enterré mon mari, je l’ai pleuré pendant un mois. C’est tout. La vie n’a pas vraiment changé pour moi et les enfants. En tout cas, pas pour le pire. »
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« Oui, par lui-même. Par inadvertance. » Elle continue en fronçant les sourcils. « Il n’a jamais respecté la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille et il n’est jamais revenu. »
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« Qui sait, il est peut-être tombé par-dessus bord ? » Elle hausse les épaules. « Il ne respectait pas la mer. Un jour, il est parti alors qu’il était rond comme une bille. Le bateau a été retrouvé, vide. Son cadavre pourrissant a refait surface deux semaines plus tard. »
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« Il est mort en mer. » Elle vous regarde dans les yeux. « La mer l’a emporté, il y a longtemps. »
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« Pas du tout, intervient rapidement le lieutenant. On ne partira pas à sa recherche. »
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« Qu’est-ce qui vous fait penser qu’elles ne l’ont pas fait ? » Elle sourit. « La vérité, c’est que presque tout le monde a trop peur, est trop fatigué, stupide ou maussade pour ça. »
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« Ça vaut aussi pour les hommes, mais ils jouent la comédie. Ils font comme si tout allait bien et que vivre dans cette merde ne les importunait pas. Comme si on allait tomber dans le panneau. »
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Ça ne s’applique pas aux vrais hommes. Ni à toi. Montre-lui donc ta Merveille.
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« Oui. Personne ne veut avouer à quel point. Mais seuls les gens qui ont peur sont vraiment dangereux... et plein le sont. »
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Cependant, elle n’a pas peur. Est-ce que ça fait d’elle quelqu’un de pas dangereux ?
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Elle vous regarde dans les yeux puis éclate d’un rire rauque. Comme si elle n’avait pas ri depuis longtemps.
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« Oui. (Elle se fige) On dirait que vous pouvez faire face à n’importe quelle horreur du monde avec le même sourire immuable. Comme si c’était un bouclier. »
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Tu aperçois encore les traces de son rire dans ses yeux. Elles s’estompent vite.
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- « Oui. (Elle se fige) On dirait que vous pouvez faire face à n’importe quelle horreur du monde avec le même sourire immuable. Comme si c’était un bouclier. »
- « Toutes mes excuses, rétorque-t-elle en hochant la tête. On aurait dit que vous pouviez faire face à n’importe quelle horreur du monde avec le même sourire immuable. Comme si c’était un bouclier. »
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« Toutes mes excuses, rétorque-t-elle en hochant la tête. On aurait dit que vous pouviez faire face à n’importe quelle horreur du monde avec le même sourire immuable. Comme si c’était un bouclier. »