Conversation · Gaston Martin
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- Il est temps de décamper. [Prendre congé.]
- « Hé, j’ai dit que je le ferais pas, mais je vous ai trouvé une nouvelle boule. » (Sortir la boule.)
- « Dites-moi, que savez-vous à propos du pendu ? »
- « Ça m’a l’air délicieux. » (Désigner le sandwich.) « Je peux en avoir un morceau ? »
- « J’aimerais demander deux ou trois trucs à propos de René, vous êtes d’accord ? »
- « J’avais encore des questions à vous poser au sujet du syndicat. »
- « Où est René ? »
- « Hé, Gaston. Aucune remarque sur les papilles ? »
- « Vous avez mentionné Jeanne-Marie Beaulieu. Qui est-ce ? »
- « C’est quoi, les règles de ce jeu ? »
- « La loi m’oblige à vous informer qu’il y a eu une violation du code de l’éthique. » (Cligner de l’œil et désigner les boules.)
- « Parlons un peu plus en détail de Jeanne-Marie. »
- « Dommage que René soit parti, je pensais l’interroger au sujet du muguet... » (Sortir la fleur.)
- « Hé, Gaston, je vous ai déniché une nouvelle boule. » (Sortir la boule.)
- Convaincre Gaston de renoncer à son sandwich.
- « J’ai bouffé votre sandwich, Gaston. »
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« Hé, j’ai dit que je le ferais pas, mais je vous ai trouvé une nouvelle boule. » (Sortir la boule.)
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Gaston observe la sphère de lancer de poids d’un air morose. Quelques secondes s’écoulent. Puis il reprend : « C’est trop tard à présent, monsieur l’agent... Vous avez mis trop de temps à revenir. René est parti. »
« Ce crétin a survécu aux balles, aux épées et aux explosions, mais il n’a pas résisté à une attaque cardiaque... » Il soupire profondément. « C’est plutôt ironique, n’est-ce pas ? Même son propre petit cœur aigri ne pouvait pas le blairer. »
« Gardez-la, c’est même pas une vraie boule. » Il vous renvoie d’un signe de main. « De toute façon, ça n’a plus trop d’importance. Je n’ai jamais vu personne d’autre jouer à la pétanque à Martinaise. »
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« Euh... Tout, vraiment. Je le connaissais sans doute mieux que... » Il s’interrompt, réalisant quelque chose. « Vous vouliez parler de cette tasse en porcelaine sur l’arbre, n’est-ce pas ? Je sais pas qui est ce type. »
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« Ça m’a l’air délicieux. » (Désigner le sandwich.) « Je peux en avoir un morceau ? »
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« Je suis navré, monsieur l’agent, mais je ne partage vraiment pas la nourriture, dit-il avant de préciser rapidement : rien de personnel, c’est juste une question de principe. »
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Tout à coup, tu réalises à quel point tu es affamé. La dernière fois que tu as mangé, c’était... Dieu sait quand.
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Le sandwich a l’air d’une vraie merveille culinaire, parfaitement réalisée et généreusement garnie. Son auteur est assurément un cordon bleu.
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En plus de l’imposante tranche de jambon – bien grasse – tu peux apercevoir le bord d’une tomate dépassant de dessous. Et... ça serait pas de la mayonnaise qui dégouline ?
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« Croyez-moi, monsieur l’agent, j’aimerais pouvoir vous aider, mais j’ai besoin de ce sandwich pour réguler ma glycémie. » Il ne sait pas où se mettre, tâchant d’éviter votre regard. « À mon âge, il faut faire attention à ce genre de chose. »
Tu parviens à peine à l’écouter. La douce odeur des cornichons, mariée à celle du beurre aillé et des ognons marinés, qui émane du sandwich conduit tous tes sens vers un seul but – tu dois te l’approprier.
C’est alors que tu t’en rends compte – ce génie de la cuisine a imbibé tout le sandwich de moutarde au miel. C’est formidablement osé. Et délicieux.
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« PAS TOUCHE, c’est à moi ! » Il s’écarte d’un bond, aussitôt abasourdi par sa propre réaction.
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« Pardon, monsieur l’agent, je suis désolé. Je ne voulais pas être désobligeant, continue-t-il prudemment. Mais c’est mon sandwich, et je ne le partagerai pas. »
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« Quand les dissidents débarquent pour violer notre pays, il se planque, mais essayez de lui piquer son sandwich, et il sort ses griffes ? T’es une sacrée espèce de vermine, Gaston. »
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« Oh, bien, très bien. » Il est visiblement soulagé. « Vous devez avoir pas mal de choses à faire, donc ? »
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- « Toutes mes plus sincères condoléances. » (Conclure.)
- « Il était si méchant que ça ? »
- « Comment est-il mort, exactement ? »
- « Dommage, je n’ai pas pu lui demander comment remonter le temps. »
- « Parti ? Parti où ? »
- « Vous savez ce que sont devenues ses médailles ? »
- « Vous l’aimiez ? »
- « Les vieux meurent, vous feriez mieux de vous y préparer aussi. » (Conclure.)
- « Voici de quoi vous remémorer votre ami... » (Lui donner la photo de René avec la fille.)
- « Reposez en paix, cher René. » (Conclure.)
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« C’est la vie, marmonne-t-il, vous écoutant à peine. Mais connaître quelqu’un pendant 79 ans, et le voir partir d’un seul coup un beau jour... »
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Malgré leurs différences, ces deux hommes ont tenu chacun un rôle essentiel dans la vie de l’autre, à tel point que maintenant que l’un d’eux est parti, l’autre se sent... perdu, simplement.
« Je ne sais pas... Je ne sais plus. » Il secoue lentement la tête, puis se rappelle votre présence. « Mais, vous... vous devez bien avoir besoin de quelque chose ? »
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« Je répète – une enflure de première. » Il se retourne pour jeter un œil au cratère. « Même ses vieux potes de l’armée ne voulaient pas trainer avec lui. C’était une vieille vipère. »
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« Les seules personnes qui le supportaient, c’était Jeannie et moi... » Il s’interrompt. « Elle a vu quelque chose en lui quand on était encore gamins, et... »
Sa voix devient tremblante. « Et e-elle a continué à voir ça tout du long. Je me suis dit que si l’être le plus merveilleux au monde était capable de l’aimer, c’est qu’il devait bien y avoir du bon en lui... »
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« Son petit cœur aigri a finalement flanché, soupire-t-il. Les dockers l’ont retrouvé dans le poste de guet ce matin. Il n’était même pas censé bosser avant une autre semaine, il avait juste envie de prouver qu’il en était capable... »
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Une seconde... Est-ce qu’il en a trop fait parce qu’il pensait devoir prouver qu’il en était capable ? Qu’il n’avait pas besoin qu’on lui fasse l’aumône ?
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« Je suppose qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Les dockers l’ont retrouvé vêtu d’une tenue civile, et non de l’uniforme de cacatoès que vous avez... euh... confisqué. »
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« Parfois, je me dis qu’il le portait rien que pour m’emmerder. » Gaston sourit. « Maintenant, c’est lui le dindon de la farce, car il va se retrouver six pieds sous terre sans son uniforme fétiche. »
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« Parfois, je me dis qu’il le portait rien que pour m’emmerder. » Gaston observe votre veste. « Maintenant, c’est lui le dindon de la farce, car il va se retrouver six pieds sous terre sans son uniforme fétiche. »
« Parfois, je me dis qu’il le portait rien que pour m’emmerder. » Gaston observe votre pantalon. « Maintenant, c’est lui le dindon de la farce, car il va se retrouver six pieds sous terre sans son uniforme fétiche. »
« Parfois, je me dis qu’il le portait rien que pour m’emmerder. » Gaston observe votre uniforme. « Maintenant, c’est lui le dindon de la farce, car il va se retrouver six pieds sous terre sans son uniforme fétiche. »
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- « Je suppose qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, parce que lorsque les dockers l’ont retrouvé, il portait une tenue civile, et non l’uniforme de cacatoès dans lequel on avait l’habitude de le voir. »
- « Je suppose qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Les dockers l’ont retrouvé vêtu d’une tenue civile, et non de l’uniforme de cacatoès que vous avez... euh... confisqué. »
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« Non, rétorque-t-il. René était la plus grosse tête de mule de Révachol. Rien de ce que nous avons pu dire ne l’aurait poussé à faire quoi que ce soit. Ce type était complètement inébranlable. »
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Il a des doutes, mais pour l’instant il veut juste passer à autre chose et ne pas y penser.
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« Marche ou crève – il n’y a pas de juste milieu », c’est ce que tu as dit à René. Il n’était peut-être pas complètement inébranlable, après tout ?
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« Je serais ravi de pouvoir vous aider, monsieur l’agent », répond-il, la voix fatiguée et brisée.
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Ce qui signifie que l’uniforme pourrait encore se trouver dans le poste de guet – c’est bon à savoir, si tu tiens tant à donner de ta personne pour Révachol.
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« Je suppose qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, parce que lorsque les dockers l’ont retrouvé, il portait une tenue civile, et non l’uniforme de cacatoès dans lequel on avait l’habitude de le voir. »
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Est-ce qu’il pensait devoir prouver qu’il en était capable ? Qu’il n’avait pas besoin qu’on lui fasse l’aumône ?
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« C’est vraiment dommage... » Le vieil homme a les yeux rivés au sol. Il ne prête pas vraiment attention à vos paroles.
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Tu ne vas rien tirer de lui. Si le vieux carabinier était au courant de quelque chose, il l’a emporté dans la tombe.
Pas d’inquiétude à avoir. Ce n’est qu’un petit contretemps. Movere tempore, garde du roi. Pour les tenaces, aucune route n’est infranchissable. Il faut juste que tu continues à bouger.