« Je vous en prie, M. Du Bois, conversons de façon civilisée, d’égal à égal. Asseyez-vous, j’insiste. »
Conversation · Evrart Claire
Locuteurs · 25
Evrart Claire
Vous
Kim Kitsuragi
Autorité
Logique
Art dramatique
Rhétorique
Douleur transcendée
Réactivité
Mise en scène
Encyclopédie
Empathie
Perception (vue)
Volonté
Clair-obscur
Coordination visiotactile
Sang-froid
Suggestion
Esprit de corps
Cour intérieure- Cravate terrifiante
Électrochimie
Endurance
Conceptualisation
Instrument physique
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« M. Du Bois ! Dois-je comprendre que vous avez décidé de respecter l’étiquette de la communication verbale ? » Il désigne la minuscule chaise.
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Devant vous se tient un éléphant assis derrière un bureau gigantesque. Il lève les yeux de son travail, pas surpris le moins du monde de vous voir...
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Avec un grand effort, il se redresse sur son fauteuil, mais se tait. Il vous regarde simplement.
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C’est un jeu de pouvoir typique. Attends qu’il parle le premier. Montre-lui que t’as du cran.
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« Bonjour, M. Du Bois, M. Kitsuragi. Merci de votre visite. Je vous en prie, asseyez-vous. » Il désigne une minuscule chaise en face de son bureau géant.
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« Je m’appelle Evrart, Evrart Claire. Je suis le chef du Syndicat des Débardeurs à Martinaise. » L’homme se détend dans son fauteuil et continue :
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« Je vous serrerais bien la main, mais malheureusement, ma santé m’empêche de me lever. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. »
Il a l’air extrêmement à l’aise. Quant à la minuscule chaise pliante, elle ressemble à un appareil de torture.
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« Je vous en prie, asseyez-vous. » Le lieutenant désigne la chaise d’un signe de tête tout en vous regardant.
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Il pense : peu importe ce qu’il te réserve, ça ne présage rien de bon. Je vais faire de mon mieux.
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Oublie ça. Qu’est-ce qu’il te veut avec ses Du Bois ? Ce nom ne te présage rien de bon.
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« Bonjour, M. Du Bois. Merci de votre visite. Je vous en prie, asseyez-vous. » Il désigne une minuscule chaise en face de son bureau géant.
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« Passez une bonne journée, M. Du Bois. Je suis sûr qu’on se reverra. » Il vous salue et reprend son travail.
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Le seul œil valide de cet homme vous évalue de la tête aux pieds, sans même ciller. L’autre, celui qui louche, bouge constamment, comme un poisson rouge dans un aquarium.
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Pendant un moment, vous ne savez pas où regarder. Il fait horriblement humide dans le conteneur. Des gouttes de sueur perlent sur le front de l’homme.
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Son regard passe d’inébranlable à inquisiteur. Un large sourire satisfait apparaît sur son énorme visage. Vous entendez le claquement humide de ses lèvres.
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Au début, rien ne se passe. Il affiche un large sourire satisfait. De temps en temps, il fait claquer ses grosses lèvres.
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Tel un général qui étudie l’endroit où il frappera sur une carte, il prévoit ses mouvements. À en juger par la façon dont il se lèche les babines, il prévoit un gros coup.
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« M. Du Bois, M. Kitsuragi. Quelle chance que vous ayez pu vous libérer pour rendre visite au Syndicat des Débardeurs ! Je suis Evrart Claire, chef de cette petite opération locale. »
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« Je vous en prie, asseyez-vous. » Il désigne une minuscule chaise pliante, en face de son immense bureau.
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- « M. Du Bois, quelle chance que vous ayez pu vous libérer pour rendre visite au Syndicat des Débardeurs ! Je suis Evrart Claire, chef de cette petite opération ici. »
- « M. Du Bois, M. Kitsuragi. Quelle chance que vous ayez pu vous libérer pour rendre visite au Syndicat des Débardeurs ! Je suis Evrart Claire, chef de cette petite opération locale. »
La chaise pliante ressemble à un appareil de torture. Elle n’a pas l’air du tout confortable.
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« M. Du Bois, quelle chance que vous ayez pu vous libérer pour rendre visite au Syndicat des Débardeurs ! Je suis Evrart Claire, chef de cette petite opération ici. »
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« Alors, le bateau est parti... vous l’avez vu ? Je sais que c’est le cas. » Il se penche vers vous. « Dites-moi, à quoi ressemblait-il à mesure qu’il rapetissait, encore et encore ? Et lorsque la grand-voile a disparu derrière l’horizon... »
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Le ton de sa voix a radicalement changé. L’homme jovial du peuple a disparu, tout comme son sourire.
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Sa mâchoire est crispée et son quadruple menton tremble de haine. Ce sont des décennies de haine qui prennent la parole maintenant.
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- « Je ne comprends pas... qu’est-ce que vous voulez dire ? »
- « Vous vouliez que je lui fasse passer ce message... »
- « Non, il ressemblait à un bateau s’éloignant de la côte. Pas besoin d’en faire tout un fromage. »
- « Oui, on peut dire qu’il ressemblait à ça. À une bactérie. Qui rapetissait de plus en plus. »
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« Ne vous inquiétez pas, Harry. Il comprend. » Il fait un signe de tête en direction du lieutenant. « Du moins, je crois. »
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« Que tout ceci est en réalité une prise de pouvoir, que je veux entrer en guerre ? » Il approuve avec force. « Bon sang, j’espère que vous lui avez aussi parlé du trafic de drogue... Ils détestent se salir les mains avec ce genre de choses. »
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« On peut tuer un million de gens, mais si on fait un truc que la police n’apprécie pas, alors là, on se fait virer du club des riches. » Une veine palpite sur son front. « Adieu, espèce de pourriture sans âme... »
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- « C’était votre plan depuis le début. Vous vouliez que je lui remette ces informations. »
- « Merci de m’avoir permis de jouer un rôle dans cette histoire, Evrart. » (Continuer.)
- « Comment vous savez qu’elle est partie ? »
- « Maintenant, je comprends pourquoi vous avez été si prévenant. »
- « Vous vous êtes servi de moi. » (Continuer.)
- « La façon dont vous avez réussi à me manipuler est démente. » (Continuer.)
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« Harry... » Il exhale lentement. « Je ne suis pas devin. On improvise tous, sur cette planète. Je ne savais pas qu’elle allait réagir aussi violemment. »
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« Effectivement. Je savais que les négociations seraient plus faciles si des officiers de police lui racontaient toutes les horreurs qui se passent dans le port. Ces histoires ont pris une tout autre dimension. Ma stratégie a fonctionné à merveille. Jamais je n’aurais pensé que ça lui retournerait le cerveau à ce point. »
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« Harry, c’est vous qui avez pris la décision de lui relayer ces informations. Vous auriez tout aussi bien pu les garder pour vous-même. »
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« Ce n’est pas surprenant. Les riches ont toujours de belles histoires à raconter. Des histoires expliquant toutes leurs aventures, tous les merveilleux endroits qu’ils ont visités. C’est juste du sentimentalisme. Elle peut se permettre d’être sentimentale. Et elle peut également se permettre de perdre. »