L’ombre sombre de l’église se découpe sur le sable, où deux hommes se tiennent silencieux...
Vigueur
Avant les effets des pensées ; d'autres conditions de dialogue peuvent s'appliquer.
709 · Répliques
L’ombre sombre de l’église se découpe sur le sable, où deux hommes se tiennent silencieux...
L’air est froid comme de l’eau clapotant contre des pierres gelées. Ou de l’eau qui goutte dans un couloir à proximité. Il y a trois ans. Il y avait des chaussures dans l’angle.
Tu frissonnes. Le vent du boulevard du Sud te fouette pour avoir essayé de les séparer. Pour avoir essayé d’enlever Cuno à la rue.
Six mètres sous terre, sous les canalisations datant d’avant la guerre, gisent les restes effondrés du système d’égouts pluviaux de Martinaise. Deux lampes torches volées avec des montagnes de piles sont posées à côté de deux sacs de couchage. Dans l’obscurité, une ouverture permet de rejoindre les tunnels inférieurs...
De tout petits talons, marchant sur la pointe des pieds sur la route. De beaux pas, légers, avec une vie entière devant eux. Tu lèves les yeux et l’air semble s’assombrir.
À l’angle de Voyager et Main, une grande enseigne au néon est accrochée sur le côté d’un bâtiment : « Vidéo Révachol 24 h ». Il pleut et il n’y a presque pas de circulation dans la rue. Les empreintes de pas d’une femme dans la boue s’éloignent de la porte d’entrée.
Au milieu d’une place dévastée, éclairés par un cône de lumière, se trouvent deux hommes, l’un mince, l’autre robuste. Ils sont sur scène, mais seul l’un d’entre eux connait ses répliques...
Au milieu d’une place dévastée, dans un cône de lumière à peine visible à la lumière du jour, se trouvent deux hommes, l’un mince, l’autre robuste. Ils sont sur scène, mais seul l’un d’entre eux connait ses répliques...
L’ombre des nuages glisse sur les ruines de Révachol Ouest. Partout où ils passent, la température baisse légèrement, de façon perceptible.
Au-dessus de toi se forme un édredon d’altocumulus qui s’entremêlent. Le vent les pousse et les étire au-dessus de la baie.
SPLASH. Une explosion de blancheur sur la chaussure d’un passant. Un juron s’élève, mais les mouettes n’ont rien entendu.
On dirait les bombardiers des brigades aérostatiques, fonçant droit sur un environnement à cibles multiples...
Soudain, leurs soutes à bombes s’ouvrent et leurs charges blanches étincelantes s’écrasent en direction du sol...
Quelque part, très haut dans le ciel, des mouettes virevoltent dans les airs...
No 312 D. Des jeunes filles venaient ici, recroquevillées, espérant davantage de chaleur que celle fournie par leurs fins manteaux. Le bus les emmenait à l’école. Cela fait huit ans qu’il ne roule plus, il n’y avait pas assez de filles pour en justifier le coût.
La tragédie est venue des roues d’un véhicule rapide de la MCR, qui se dépêchait d’aller au travail. Le froid t’envahit. Le bruit de la mer s’est éloigné.
Une baisse de température. Un courant d’air facile : une rue vide. Devant vous, une voie de circulation non encombrée de camions. Plus de conducteurs qui fument sur les marches d’attelage. Juste... le silence.