Conversation · Le déserteur
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Le déserteur
Clair-obscur
Kim Kitsuragi
Logique
Réactivité
Vous
Rhétorique
Coordination visiotactile
Suggestion
Art dramatique
Perception (vue)
Perception (odorat)
Projection analytique
Endurance
Douleur transcendée
Cuno
Conceptualisation
Volonté
Esprit de corps
Sang-froid
Électrochimie
Affinité mécanique
Autorité
Encyclopédie
Cour intérieure
Empathie
Frisson
Mise en scène
Perception (ouïe)
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« Vous la connaissez, n’est-ce pas ? Ils étaient très intimes, la victime et elle. Le mercenaire. »
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« Vous l’aimez bien, ce nom, n’est-ce pas ? Elle et la victime étaient très intimes. Le mercenaire. »
« Elle est la victime... » Il détourne les yeux de la blancheur conquérante du champ de fleur et garde le silence. Un tressautement crispe sa mâchoire.
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Un tressautement léger, que l’on pourrait confondre avec un sourire. Un sourire mauvais. Ce n’est pas tout à fait volontaire. Il est au bord de l’explosion...
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Nous y sommes presque. Encore un petit effort. Plus qu’un point ou deux à faire valoir...
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« Il y avait du muguet devant la fenêtre de la victime. C’est ici qu’il pousse. » (Désigner le muguet du doigt.)
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« Cette saleté de muguet... » Il regarde le champ en fleurs. « L’île tout entière vire au blanc à cause de lui... »
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« Tu patauges complètement, le droitard. Tu nages, même... » Il secoue la tête, le crâne et le menton parsemés de touffes grises mêlées de blanc.
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« Tu patauges complètement, camarade. Tu nages, même... » Il secoue la tête, le crâne et le menton parsemés de touffes grises mêlées de blanc.
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« C’est vous qui avez tiré. Vous l’avez fait parce que vous êtes dans le camp du syndicat, avouez-le ! C’est politique, tout ça. »
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« Le Syndicat des Débardeurs est une vilénie social-démocrate. Quant au porc de bourgeois à sa tête... » Il secoue la tête.
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« Il ne faut jamais se fier à un social-démocrate. Il n’y a que des pédérastes et des femmes. C’est l’ennemi du peuple. »
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Voilà un élément intéressant : il connaît son nom. Prends-en note, mais évite de te disperser. Continue sur ta lancée...
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« Terminé ? C’était terminé quand ils ont pilonné la côte et qu’une multitude de corps ont été déchiquetés par la déflagration. C’en était fini de nous, de nos rêves. » Il vous regarde dans le blanc des yeux.
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« Une bande de charognes telles que vous pouvez pas comprendre. Les coups de feu, les obus, le déluge de sang... Leur agression dépasse l’entendement. Il a suffi qu’on s’attaque à leurs intérêts bourgeois. »
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La voix du lieutenant s’adoucit : « Je regrette ce qui est arrivé. Mais nous n’appartenons pas à la Moralintern. Nous sommes des citoyens révacholiens tout comme vous. »
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- « Je suis dix fois plus extrême que vous. Je suis un centriste radical. Je m’efforce de calmer les esprits. »
- « On va instaurer un parlement dont la mission sera de sauvegarder le marché et de stabiliser la rue. Voilà ce à quoi j’aspire : la vraie démocratie. »
- « Vous avez raison. Je suis un collabo, mais au moins, je fais quelque chose de constructif. Je maintiens l’ordre. Vous, vous détruisez tout ce qui vous passe entre les mains. »
- « Je sais ce que vous avez fait à cette la ville. Avec votre meute de chiens enragés, vous l’avez taillée en pièces et massacré 50 millions de personnes. »
- « J’en ai rien à cirer de qui est arrivé il y a 50 ans. Seul le présent compte. Je m’efforce de protéger le citoyen. »
- « Je suis un Révacholien comme vous. Je ne travaille pas pour les chiens de La Delta. Je sabote le système de l’intérieur. »
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« Je suis dix fois plus extrême que vous. Je suis un centriste radical. Je m’efforce de calmer les esprits. »
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« On est dix fois plus extrêmes que vous. On est des centristes radicaux. On s’efforce de calmer les esprits. »
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« Ah parce que tu les trouves calmés, les esprits ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. Et les gamins qui zonent comme des paumés jusqu’à que ces salopards de pédophiles viennent les ramasser... » dit-il en s’étranglant à moitié.
L’assassin tombe le masque. Portée par son élan, sa voix perçante lui provoque un accès de toux. Les yeux exorbités, il est incapable de prononcer le moindre mot.
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- « C’est ça que tu appelles protéger le citoyen ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. La guerre fait rage, mais la victoire nous échappe chaque jour un peu plus... » dit-il en s’étranglant à moitié.
- « Tu sabotes rien du tout, espèce de chien galeux ! Tout ce que tu fais, c’est leur lécher les burnes... » fait-il d’une voix étranglée.
- « Stabiliser... ce sera le dernier clou du cercueil, ton parlement, il va rien stabiliser du tout. Le marché agonise dans la souffrance et la pitié... » dit-il en s’étranglant à moitié.
- « C’est ça que tu appelles maintenir l’ordre ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. La guerre fait rage, mais la victoire nous échappe chaque jour un peu plus... » dit-il en s’étranglant à moitié.
- « Ah parce que tu les trouves calmés, les esprits ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. Et les gamins qui zonent comme des paumés jusqu’à que ces salopards de pédophiles viennent les ramasser... » dit-il en s’étranglant à moitié.
- « 50 millions ? 200 000, pas plus ! C’est de la folie d’avancer des chiffres pareils, siffle-t-il. Les millions de morts, les dizaines de millions, c’est tes gars à toi qui les ont provoquées après le Débarquement... » dit-il en s’étranglant à moitié.
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Le monde entier et son histoire lui sont inaccessibles. Il n’a connu qu’un seul rayon de lumière qui l’a éclairé il y a 44 ans.
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Sa colère semble avoir débloqué quelque chose. Une faible lueur brille au fond de ses yeux, semblable à une veilleuse dans un couloir...
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« On va instaurer un parlement dont la mission sera de sauvegarder le marché et de stabiliser la rue. Voilà ce à quoi j’aspire : la vraie démocratie. »
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« On va instaurer un parlement dont la mission sera de sauvegarder le marché et de stabiliser la rue. Voilà ce à quoi on aspire : la vraie démocratie. »
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« Stabiliser... ce sera le dernier clou du cercueil, ton parlement, il va rien stabiliser du tout. Le marché agonise dans la souffrance et la pitié... » dit-il en s’étranglant à moitié.
« Vous avez raison. Je suis un collabo, mais au moins, je fais quelque chose de constructif. Je maintiens l’ordre. Vous, vous détruisez tout ce qui vous passe entre les mains. »
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« Vous avez raison. On est des collabos, mais au moins, on fait quelque chose de constructif. On maintient l’ordre. Vous, vous détruisez tout ce qui vous passe entre les mains. »
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« C’est ça que tu appelles maintenir l’ordre ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. La guerre fait rage, mais la victoire nous échappe chaque jour un peu plus... » dit-il en s’étranglant à moitié.
« Je sais ce que vous avez fait à cette la ville. Avec votre meute de chiens enragés, vous l’avez taillée en pièces et massacré 50 millions de personnes. »
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« On sait ce que vous avez fait à cette la ville. Avec votre meute de chiens enragés, vous l’avez taillée en pièces et massacré 50 millions de personnes. »
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« 50 millions ? 200 000, pas plus ! C’est de la folie d’avancer des chiffres pareils, siffle-t-il. Les millions de morts, les dizaines de millions, c’est tes gars à toi qui les ont provoquées après le Débarquement... » dit-il en s’étranglant à moitié.
« J’en ai rien à cirer de qui est arrivé il y a 50 ans. Seul le présent compte. Je m’efforce de protéger le citoyen. »
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« J’en ai rien à cirer de qui est arrivé il y a 50 ans. Seul le présent compte. On s’efforce de protéger le citoyen. »
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« C’est ça que tu appelles protéger le citoyen ? Il se passe pas vingt secondes sans qu’un coup de feu retentisse. La guerre fait rage, mais la victoire nous échappe chaque jour un peu plus... » dit-il en s’étranglant à moitié.
« Je suis un Révacholien comme vous. Je ne travaille pas pour les chiens de La Delta. Je sabote le système de l’intérieur. »
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« Nous sommes des Révacholiens comme vous. Nous ne travaillons pas pour les chiens de La Delta. Nous sabotons le système de l’intérieur. »
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« Tu sabotes rien du tout, espèce de chien galeux ! Tout ce que tu fais, c’est leur lécher les burnes... » fait-il d’une voix étranglée.
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« Les individualistes comme toi sont obsédés par les marques... On s’en fout de la marque de mes pompes ! Sansa... » Il observe ses chaussures de course couvertes de boue. « Ou quelque chose dans ce goût-là. »
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« Abruti... » Le vieil homme étire sa jambe. Les semelles de ses vieilles chaussures usées arborent des stries en spirale noires et blanches.
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Il ne s’agit pas des semelles à stries horizontales singulières que tu as relevées dans la poussière de la pièce cachée. Cela dit, la pointure semble correspondre...
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« La pointure correspond, mais pas la semelle... » Le lieutenant parvient à la même conclusion que vous.
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« Les gens changent de chaussures. Ça ne veut pas dire que vous n’étiez pas sur les lieux, à fureter à proximité de la chambre de la victime. »
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« Ça tourne à plein régime, là-dedans, pas vrai ? » Il plisse ses yeux de jais. Une colère noire se lit sur son visage. « Il faut que tu aies quelque chose à dire à tes maîtres. Ils devaient avoir ce putain de macchabée à la bonne... »
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Ce sont ses empreintes, à n’en point douter. J’en veux pour preuve cette lueur qui brille en permanence dans ses yeux... Il a l’air de chercher quelque chose du regard...
Le regard du vieil homme se porte sur ses propres empreintes laissées dans le tas de cendres à proximité. Tout à coup, il sombre dans le silence, en proie à un étrange mécanisme. Une nuée de mouettes volètent au loin, portées par une rafale.
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- « Homme de main corrompu des pédophiles... » Le vieil homme secoue la tête. « Il faut que tu aies quelque chose à dire à tes maîtres, pas vrai ? Ils devaient avoir ce putain de macchabée à la bonne... »
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- Ce sont ses empreintes, à n’en point douter. J’en veux pour preuve cette lueur qui brille en permanence dans ses yeux... Il a l’air de chercher quelque chose du regard...
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