Conversation · Le déserteur
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Le déserteur
Sang-froid
Vous
Projection analytique
Kim Kitsuragi
Logique
Conceptualisation
Rhétorique
Endurance
Réactivité
Cour intérieure
Cuno
Perception (vue)
Autorité
Perception (ouïe)
Clair-obscur
Volonté
Frisson
Esprit de corps
Suggestion
Électrochimie
Douleur transcendée
Empathie
Mise en scène
Coordination visiotactile
Encyclopédie
Art dramatique
Affinité mécanique
Instrument physique
Quand
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Le vieil homme fixe les roseaux, le regard éteint. Seul un léger tressautement lui parcourt le visage, comme une feuille emportée par le vent.
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« Quoi ? » Le vieil homme scrute les environs, le regard perdu. « Qu’est-ce que vous me voulez ? Je peux pas m’en aller... »
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Le vieil homme observe les bûches d’un air abattu. Il semble avoir oublié votre présence...
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- « J’aimerais qu’on reparle des gens que vous n’aimez pas. »
- « Je répète ma question : vous vous êtes servi de cette arme à quelle occasion ? »
- « Quand est-ce que vous avez vu le défunt pour la première fois ? »
- « Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel. »
- « Ça sera tout pour l’instant. Ne bougez pas d’ici. » [Prendre congé.]
- (Maintenant, c’est terminé.) « Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel. »
- « Qui êtes-vous ? »
- « Qu’est-ce qui vous a particulièrement déplu la nuit du meurtre ? »
- « Vous vous êtes servi de cette arme à quelle occasion ? »Retenu · 1
- Ramasser l’arme posée sur le sable.
- « J’aimerais qu’on reparle du colonel, M. Dros. Dans quelles circonstances est-ce que vous l’avez tué ? »
- « Il y a autre chose qui vous a déplu ? »
- Évaluer sa gestuelle.
- « "L’avenir nous apprend à vivre seuls", c’est... »
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« Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel. »
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« Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre d’Ellis Kortenaer. »
« Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel de Krenel à Martinaise. »
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(Maintenant, c’est terminé.) « Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel. »
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(Maintenant, c’est terminé.) « Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre d’Ellis Kortenaer. »
(Maintenant, c’est terminé.) « Iosef Lilianovich Dros, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre du colonel appelé Lely. »
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Il observe l’étendue d’eau face à lui, puis son regard se tourne vers vous. « Je m’appelle Iosef Lilianovich Dros, kommissar politique de la 114e division antiaérienne rattachée à la 4e armée de la Commune de Révachol. »
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« Je suis un déserteur, un partisan et un prisonnier de guerre. Je capitule sans condition. » Son regard vide se porte de nouveau sur les roseaux.
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Derrière les roseaux, de l’autre côté du delta, il y a un bâtiment d’INSURCOM : le Centre de commande insulindien du gouvernement de la Coalition.
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« La Commune de Révachol... » Le lieutenant ne peut s’empêcher d’intervenir. « Vous parlez de la MCI ? Vous êtes un ancien membre de... »
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« De la milice citoyenne de l’Insulinde : l’armée de la Révolution. J’ai été recruté à Jamrock en l’an 07, formé à l’École de commandement aérien et affecté aux missions de défense d’urgence en l’an 08. »
« J’ai quitté mon escadre la veille du Débarquement. Quand je suis revenu le 14 mai, la Commune avait capitulé. Comme j’étais toujours armé et formé idéologiquement, j’ai réfléchi à ce qui s’était passé et décidé de poursuivre ma lutte de partisan. »
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- « Oui. J’ai été recruté à Jamrock en l’an 07, formé à l’École de commandement aérien et affecté aux missions de défense d’urgence en 08. »
- « Oui, je fais partie de la milice citoyenne de l’Insulinde. J’ai été recruté à Jamrock en l’an 07, formé à l’École de commandement aérien et affecté aux missions de défense d’urgence en 08. »
- « De la milice citoyenne de l’Insulinde : l’armée de la Révolution. J’ai été recruté à Jamrock en l’an 07, formé à l’École de commandement aérien et affecté aux missions de défense d’urgence en l’an 08. »
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« Non. » Il observe ce qu’il reste du feu. Une volute de fumée s’échappe des bûches calcinées. « J’ai aussi visité d’autres îles. »
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« Je vivais à la Résurrection avant qu’on la transforme en spa en 18. Ensuite, je me suis réfugié sur une île paumée, E48, jusqu’à ce que la mer l’engloutisse. Et j’ai fini par revenir ici il y a... 22 ans. »
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- « Donc, vous êtes un soldat communiste ? De l’armée communiste ? »
- « J’ai encore une question sérieuse à vous poser. »
- « Vous avez dit que vous capituliez sans condition. »
- « Si je comprends bien, vous avez abandonné votre faction ? »
- « Donc, vous vous êtes caché pendant 43 ans... »Retenu · 1
- « Comment vous avez fait pour survivre aussi longtemps ? »
- « C’est quoi, cet endroit ? Cette île... »
- « Vous vous êtes tenu à l’écart des gens pendant toutes ces années ? »
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- « Je vivais à la Résurrection avant qu’on la transforme en spa en 18. Ensuite, je me suis réfugié sur une île paumée, E48, jusqu’à ce que la mer l’engloutisse. Et j’ai fini par revenir ici il y a... 22 ans. »
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« Non, pas un soldat. Je suis un officier idéologique. Je suis rattaché au Parti, pas à l’armée. »
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« Mais vous avez dit que vous aviez été formé par le corps de défense et affecté aux missions de protection. »
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« Formé, oui. Formé au "matérialisme historique", puis nommé kommissar politique par le Parti. Y a pas si longtemps, ça voulait encore dire quelque chose. »
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- (Vous désigner du doigt.) « Je suis aussi communiste. »
- Ne rien dire.
- « Au fait, je suis fasciste. »
- « Au fait, je suis nationaliste. »
- « Moi aussi, je suis révolutionnaire. De nos jours, les entrepreneurs portent fièrement l’idéal de la révolution. »
- « Je m’intéresse pas trop à la politique. »
- (Vous désigner du doigt.) « Je suis moraliste. »
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Pourquoi ne pas lui parler de l’inframatérialisme ? Histoire de l’impressionner avec toutes les idées récoltées au sein du groupe de lecture.
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Non, mauvaise idée. Cet homme n’est pas client des rêvasseries intellectuelles. Le communisme qu’il pleure est une force planétaire.
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« Les vrais communistes sont morts pour défendre le communisme. Tu s’rais donc mort ? » Sa voix se mue en sifflement : « Non, t’es rien qu’un spécimen de sous-prolétariat avec un flingue. »
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- « T’es rien qu’un spécimen de sous-prolétariat avec un flingue. » Il détourne le regard.
- « Foutaises. Tu fais partie de la chair à canon, fait-il en plissant les yeux. Tu protèges les fachos pendant qu’ils violent et qu’ils tuent. C’est ça, ton rôle. »
- « T’es rien d’autre qu’un spécimen de sous-prolétariat avec un flingue. »
- « Foutaises. Les vrais fachos se servent de toi comme chair à canon pendant qu’ils violent des gosses. C’est ça, ton rôle. »
- « Les vrais communistes sont morts pour défendre le communisme. Tu s’rais donc mort ? » Sa voix se mue en sifflement : « Non, t’es rien qu’un spécimen de sous-prolétariat avec un flingue. »
- « C’est tout moi, ça. »
- « Je suis pas libéral. Je suis communiste. »
- « Tu fais partie de la chair à canon, fait-il en plissant les yeux. Tu protèges les fachos et les patrons. Tu prends les coups pendant qu’ils violent et qu’ils tuent. C’est ça, ton rôle. »
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Le lieutenant vous regarde sévèrement. « Nous ne sommes pas ici pour parler politique. » Il se tourne ensuite vers le vieil homme.
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Le vieil homme crache dans le brasier. Il ne dit plus rien. Le bas de son corps est secoué d’un tremblement.
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Impossible d’interpréter l’expression de son visage. Il y a une sorte d’interférence... D’ordre neurologique, peut-être ?
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Son corps se comporte bizarrement. C’est même pas lié à son métabolisme ou éventuellement à un cancer...
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Son corps se comporte bizarrement. C’est pas simplement une question de métabolisme...
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« Foutaises. Les vrais fachos se servent de toi comme chair à canon pendant qu’ils violent des gosses. C’est ça, ton rôle. »
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« T’es rien qu’un spécimen de sous-prolétariat avec un flingue. » Il détourne le regard.
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« Moi aussi, je suis révolutionnaire. De nos jours, les entrepreneurs portent fièrement l’idéal de la révolution. »
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« Tu fais partie de la chair à canon, fait-il en plissant les yeux. Tu protèges les fachos et les patrons. Tu prends les coups pendant qu’ils violent et qu’ils tuent. C’est ça, ton rôle. »
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« Foutaises. Tu fais partie de la chair à canon, fait-il en plissant les yeux. Tu protèges les fachos pendant qu’ils violent et qu’ils tuent. C’est ça, ton rôle. »
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Le vieil homme ne répond pas. Il incline sa tête grisonnante et se tourne vers les roseaux. Il est parcouru d’un léger tremblement au niveau des jambes.