Conversation · Sang-froid
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Sang-froid
Vous
Empathie
Électrochimie
Le déserteur
Kim Kitsuragi
Rhétorique
Réactivité
Conceptualisation
Clair-obscur
Instrument physique
Mise en scène
Volonté
Logique
Encyclopédie
Art dramatique
Suggestion
Esprit de corps
Autorité
Cuno
Douleur transcendée
Perception (vue)
Projection analytique
Cour intérieure
Coordination visiotactile
Endurance
« Comment ça, agité ? Et ce serait le vieux crouton qui m’fait cet effet-là ? » Sa main tremble de rage. « Non, en vrai, je l’aime bien. Il me rappelle pourquoi j’ai pris les armes. Au moins, on a éliminé Frissel et sa bande... » Il est pris d’un accès de toux.
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« Je m’en souviens... Il désigne son œil noir. C’était à La Noce. Je l’ai pas connu personnellement, mais j’ai côtoyé son engeance. Il y en avait des milliers. Je croyais qu’on les avait tous anéantis avant que les libéraux ne viennent à leur secours. On en a raté un... »
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« Lui, là. » Il indique la ville de son doigt tremblotant, vers le cratère non loin de la place où se dresse un pin solitaire.
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« Gras comme une loche. Là, tout seul, à implorer qu’on abrège ses souffrances... » Il vous ignore complètement. Un grand sourire se dessine sur son visage, puis il chuchote : « Je vous en supplie, M. Dros, tuez-moi. »
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- « Gras comme une loche. Là, tout seul, à implorer qu’on abrège ses souffrances... » Un sourire se dessine sur son visage : « Je vous en supplie, M. Dros, tuez-moi. »
- « Gras comme une loche. Là, tout seul, à implorer qu’on abrège ses souffrances... » Il vous ignore complètement. Un grand sourire se dessine sur son visage, puis il chuchote : « Je vous en supplie, M. Dros, tuez-moi. »
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« Me calmer, moi ? Je suis parfaitement calme... » Sa main tremble encore. « En vrai, je l’adore, le vieux crouton. Il me rappelle pourquoi j’ai pris les armes. Au moins, on a éliminé Frissel et sa bande... » Il est pris d’un accès de toux.
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« Non, pas tout de suite. J’aime le voir fanfaronner avec ses médailles dans mon réticule. » Il ne se départit pas de son sourire. « Je vise la tête et... je caresse la détente. C’est important de savourer l’instant, de laisser le bonbon fondre dans la bouche... »
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Il veut garder la friandise pour plus tard... Il aime faire durer le plaisir.
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« Un bonbon appétissant, c’est certain. Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René. Pour tous les camarades qu’il a tués." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il laisse échapper un soupir mélancolique.
« Beaucoup mieux. J’ai même planqué une balle rien que pour lui. Pour ne jamais me retrouver à court de munitions... » Il se redresse et observe le continent. « Je l’ai pas vu, ces derniers temps... Peut-être que l’arthrite lui cause des soucis. Vieil enfoiré... »
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« Beaucoup mieux. J’ai même planqué une balle rien que pour lui. Pour ne jamais me retrouver à court de munitions... » Il se redresse et observe le continent. « Je l’ai pas vu parader, ces derniers temps... Peut-être que l’arthrite lui cause des soucis. J’espère qu’il souffre. J’espère qu’il crache du sang. »
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- « Un bonbon appétissant, c’est certain. Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René. Pour tous les camarades qu’il a tués." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il laisse échapper un soupir mélancolique.
- « Un bonbon appétissant, c’est certain. Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René. Pour tous les camarades qu’il a tués." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il laisse échapper un soupir mélancolique.
- « Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau, dit-il en salivant presque. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il expire.
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Si tu lui dis la vérité, il risque de mal réagir. Tu as toutes les infos que tu voulais ?
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L’espace d’un instant, il s’inquiète pour lui. Il se reconnaît en lui. La même haine les unit. La même... Tu as beau y réfléchir, c’est la seule chose qui te vient à l’esprit.
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Deux vétérans de la même guerre. Quelque part à l’ouest, à Coal City, son ennemi repose dans une chambre plongée dans le noir, à l’intérieur d’un caisson métallique, inerte. Tout comme lui, le moment venu. Bientôt, la guerre entre les deux hommes arrivera à son terme.
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D’un pas agité, l’agent satellite Jean-Héron Vicquemare arpente la jetée, à 22 km à l’est, à Martinaise. « Qu’est-ce qui peut lui prendre autant de temps ? » s’exclame-t-il.
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« Il enquête ? » répond la patrouilleuse Judit Minot, une pointe d’espoir dans la voix. Il y a aussi une pointe de chaleur. Il en faut pour braver le courant d’air froid qui s’élève de la surface de l’eau...
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Il est sûrement ivre, pense-t-elle. Personne n’est dupe. Elle tente malgré tout d’embellir le tableau...
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« Un bonbon appétissant, c’est certain. Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René. Pour tous les camarades qu’il a tués." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il laisse échapper un soupir mélancolique.
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« C’est mieux de garder la friandise pour plus tard ? » demande le lieutenant sur un ton facétieux.
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« Une petite friandise à déballer lorsque les idées noires me parasitent le cerveau, dit-il en salivant presque. Plutôt que de me faire sauter la cervelle, je me dis : "Non, garde-la pour ce vieux débris de René." Ensuite, j’ai plus qu’à aller le voir lancer ses boules, et tout à coup, je me sens... » Il expire.
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« Gras comme une loche. Là, tout seul, à implorer qu’on abrège ses souffrances... » Un sourire se dessine sur son visage : « Je vous en supplie, M. Dros, tuez-moi. »
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« J’en ai rien à secouer de ces putains... » Il fixe les roseaux, l’air abattu. « Emmène-moi au poste, qu’on en finisse. »
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René est sans doute une perte douloureuse à ses yeux. Peut-être qu’il est encore disposé à parler de sujets qui ne mobilisent pas autant sa colère. Parce qu’elle n’est plus présente en lui...
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Il se contente de répéter « putassiers ». Il déploie un effort colossal pour l’expulser à travers ses dents. Sa colère est à son paroxysme.
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Il parle peut-être de Joyce dans sa jeunesse. Ils écoutaient sûrement du disco à leur arrivée... Difficile à dire.
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« Ravi ? Il reste plus rien... » Il fixe la poussière à ses pieds. L’herbe printanière environnante est grise et sale.
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« Vous avez dit que le syndicat est social-démocrate et que M. Claire est un faux social-démocrate. »
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« J’ai pas envie de causer de ces putains de sociaux-démocrates. Tous des traîtres, tous des dégénérés... » Il fait un geste de la main, à la fois agité et abattu.
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« Encore une déception sans nom, fait-il en dispersant les cendres. Les syndicats sont l’ennemi du prolétariat. Ils endorment son esprit de révolte. »
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Une désillusion personnelle. Il a l’air de bien connaître le gros bonnet du syndicat.
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« Ce crapaud difforme ? À mon avis, il arrive même pas à se torcher le cul tout seul. Non, je parlais du cerveau. Du plus intelligent. »
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Le vieil homme vous fait un signe de la tête. « Il fait de beaux discours, parle de révolte, d’acquis sociaux. Le plus intelligent de la fratrie a sûrement été envoyé dans une université au Jardin, où ils te rebattent les oreilles avec leur aliénation et leur hégémonie... »
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Edgar l’a amadoué. Ils se sont à coup sûr retrouvés en face à face. Impossible de développer une telle animosité autrement.
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- « Ce crapaud mafieux serait incapable de gérer des chiottes sur une aire d’autoroute. Il n’a aucune formation politique. Par contre, son jumeau, Edgar Claire, a fréquenté une université de Révachol Est. Il fait de beaux discours, parle de révolte, d’aliénation... »
- Le vieil homme vous fait un signe de la tête. « Il fait de beaux discours, parle de révolte, d’acquis sociaux. Le plus intelligent de la fratrie a sûrement été envoyé dans une université au Jardin, où ils te rebattent les oreilles avec leur aliénation et leur hégémonie... »
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« S’il y en a qui méritent le peloton d’exécution, c’est bien eux, dit-il en aboyant. Pour avoir alimenté la machine du grand capital. Ils devraient y passer avant les propriétaires. »
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« S’il y en a un qui mérite le peloton d’exécution, c’est bien lui... » Il arrête de trifouiller les cendres et se contente de secouer la tête.
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« Il est peu vraisemblable que les frères Claire n’aient pas remarqué la présence d’un homme dans leur pré carré pendant aussi longtemps. Rien ne leur échappe à Martinaise. »
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Joue toutes tes cartes et essaie de l’amadouer avant de lui donner le coup de grâce.