Conversation · Gary, le cryptofacho
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Gary, le cryptofacho
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Pas si vite, Gary. Notre policier peu scrupuleux s’est peut-être rendu dans ton appartement, où il a pu admirer ta collection de tasses... Une petite touche d’intimidation ?
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Tu te serais donc rendu dans son appartement, et tu y aurais vu sa collection de tasses coloniales ? Il pourrait être intéressant de l’en informer...
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Une seconde, tu t’es rendu dans son appartement ? Envoyé par Evrart ? Cette collection de tasse coloniales était la sienne... Ça devrait pouvoir le rendre un peu plus malléable, non ?
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- « Je sais que vous l’avez reconnue. Vos yeux vous ont trahi. »
- « Vous êtes le genre de gus à collectionner ce genre de tasse chez lui. Vous auriez pas une collection de tasses coloniales chez vous, Gary ? »Retenu · 1
- « Il y avait de la nostalgie dans votre voix quand vous avez dit "homme jaune". »
- « Vous avez dit "homme jaune". C’est pas très courant comme expression. »
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- « C’est quand même suspect. Au fait, j’ai oublié de vous dire que la tasse a été retrouvée sur les lieux d’un lynchage... »
- « C’est bon, je vous crois. Je suis sûr qu’un homme comme vous sait pertinemment que mentir à la police est un délit. »
- « Crachez le morceau, mec. C’est vous qui avez bazardé la tasse dans la benne à ordures derrière le Whirling. »
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- « J’avais peut-être une tasse qui lui ressemblait, c’est tout. »
- « Ah bon ? Moi, je l’entends souvent. Pour plaisanter, bien sûr. C’est pas une insulte. »
- Il essaie de ne pas paniquer pour ne pas attirer l’attention sur lui. Mais il a peur.
- « Hein, quoi ? De la nostalgie pour une tasse cassée ? Ça n’a aucun sens... »
« C’est quand même suspect. Au fait, j’ai oublié de vous dire que la tasse a été retrouvée sur les lieux d’un lynchage... »
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« Vous avez l’air mal à l’aise. Au fait, j’ai oublié de vous dire que la tasse a été retrouvée sur les lieux d’un lynchage... »
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« D’accord, c’est vrai, j’avoue. J’ai jeté la tasse dans la benne à ordures derrière l’auberge. J’aurais pas dû. Je suis vraiment désolé, monsieur l’agent. » Il marque une pause.
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- « J’aimerais bien, mais je ne sais pas comment m’y prendre. »
- « Oui. (Arracher un avis de contravention) Ça fera 20 reáls. »
- « Oui. (Arracher un avis de contravention) Ça fera 250 reáls. Le maximum. »
- « Oui. (Arracher un avis de contravention) Ça fera 100 reáls. »
- « J’aimerais bien, mais je ne sais pas comment m’y prendre. Kim, je fais comment pour donner une amende ? »
- « Nan, Gary. Je veux obtenir des renseignements, c’est tout. »
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« Ce n’est pas nécessaire, monsieur l’agent. Je ne le referai plus. Et puis, j’arrive à peine à joindre les deux bouts avec les kojkos qui plombent le secteur de la livraison. Je vous en prie... »
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C’est une honte. Tu sais pertinemment qu’une faute entraîne toujours une sanction financière. Il va falloir te montrer particulièrement intransigeant pour la suite des négociations.
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- « Ça fera 50 reáls, explique-t-il. Vous vous en sortez plutôt bien. En retour, il serait souhaitable que vous répondiez à nos questions, monsieur. »
- « Je sais pas ce qui m’a pris. Jeter ses ordures dans la propriété de quelqu’un d’autre, c’est... J’ai beaucoup de pression au boulot, ces derniers temps. Les kojkos font baisser les prix du secteur. »
- « Et je ne referai plus jamais ça. Je sais pas ce qui m’a pris... Le boulot est vachement stressant, ces derniers temps. Ces foutus kojkos font baisser les prix. »
- C’est une honte. Tu sais pertinemment qu’une faute entraîne toujours une sanction financière. Il va falloir te montrer particulièrement intransigeant pour la suite des négociations.
- « Je sais pas ce qui m’a pris... Le boulot est vachement stressant, ces derniers temps. Ces foutus kojkos font baisser les prix du secteur. »
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« Je l’ai bien mérité. Je ne le referai plus. » Il accepte le bout de papier carbone en inclinant la tête. « C’est promis. »
« Je sais pas ce qui m’a pris. Jeter ses ordures dans la propriété de quelqu’un d’autre, c’est... J’ai beaucoup de pression au boulot, ces derniers temps. Les kojkos font baisser les prix du secteur. »
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« 250 ? Comment je vais faire pour payer ça ? » Il observe le bout de papier carbone jaune, puis reprend ses esprits. « Bon, je vais travailler d’arrache-pied. Je vais me racheter, promis. »
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Retrouver aussi vite son calme après ce genre de déboire... Je dis chapeau ! Il tient l’autorité en très haute estime. Même lorsqu’on le prend pour le dindon de la farce.
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« Et je ne referai plus jamais ça. Je sais pas ce qui m’a pris... Le boulot est vachement stressant, ces derniers temps. Ces foutus kojkos font baisser les prix. »
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« J’aimerais bien, mais je ne sais pas comment m’y prendre. Kim, je fais comment pour donner une amende ? »
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« À l’aide d’un formulaire standard. » Le lieutenant sort une feuille en papier carbone, y inscrit quelque chose, puis déchire la dernière page avant de la tendre à Gary.
« Ça fera 50 reáls, explique-t-il. Vous vous en sortez plutôt bien. En retour, il serait souhaitable que vous répondiez à nos questions, monsieur. »
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Il pousse un soupir de soulagement : « Je vous remercie du fond du cœur. Vous ne le regretterez pas. Je ne jetterai plus jamais rien dans la propriété de quelqu’un d’autre. »
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« Je sais pas ce qui m’a pris... Le boulot est vachement stressant, ces derniers temps. Ces foutus kojkos font baisser les prix du secteur. »
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« C’est bon, je vous crois. Je suis sûr qu’un homme comme vous sait pertinemment que mentir à la police est un délit. »
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« Crachez le morceau, mec. C’est vous qui avez bazardé la tasse dans la benne à ordures derrière le Whirling. »
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« Bon, d’accord, j’avoue, c’était moi. J’aurais pas dû. Je suis vraiment désolé, monsieur l’agent. » Il marque une pause. « Vous comptez pas me coller une amende, si ? »
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« Vous êtes le genre de gus à collectionner ce genre de tasse chez lui. Vous auriez pas une collection de tasses coloniales chez vous, Gary ? »
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Il évite autant que possible de vous mentir éhontément dans l’hypothèse où vous auriez réellement visité son appartement.
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Il essaie de ne pas paniquer pour ne pas attirer l’attention sur lui. Mais il a peur.
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« Ah bon ? Moi, je l’entends souvent. Pour plaisanter, bien sûr. C’est pas une insulte. »
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« Si je comprends bien, Gary, vous habitez pas loin d’ici. Dans un appartement à Martinaise ? » (Montrer du doigt.)
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- « Je crois avoir pénétré dans votre appartement. Vous m’en voyez navré. »Retenu · 1
- « M. Claire doit certainement vous en vouloir. »Retenu · 1
- « Est-ce que vous avez retrouvé votre porte ouverte, dernièrement ? »Retenu · 1
- « Et vous êtes un grand admirateur de l’homme de Hjelmdall ? »Retenu · 1
- « Nous y reviendrons plus tard. Pour l’instant, j’aimerais vous poser une question sans rapport. »
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« Il fallait bien contenter M. Claire. C’est moyen, on va pas se mentir, mais je me suis dit que c’était la chose à faire... »
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« Vous travaillez pour Evrart Claire ! » Il comprend la situation, et change de ton : « Écoutez, dites-lui que tout baigne entre nous. Non, non, dites-lui que je compte bien me racheter... »
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- « Oui. Il a insisté pour que j’ouvre la porte de votre appartement. »
- « J’ai rendu un petit service à M. Claire, c’est tout. »
- « Non, c’est moi. Je l’ai même visité. »
- « Non, c’est moi. À sa demande. »
- « Il fallait bien contenter M. Claire. C’est moyen, on va pas se mentir, mais je me suis dit que c’était la chose à faire... »
- « M. Evrart Claire m’a demandé de déverrouiller votre porte. J’en ai profité pour visiter les lieux. »
- « Oui. M. Claire a insisté pour que j’ouvre la porte de votre appartement. Et je n’ai pas résisté à la tentation de visiter les lieux. Vous m’en voyez navré. »
- (Acquiescer.) « Ne vous en faites pas, je suis pas entré dans l’appart. »
- « J’ai ouvert la porte à la demande de M. Claire. Et tant qu’à faire, j’ai aussi visité les lieux. »
- « Non, c’est moi. Ne vous en faites pas, je suis pas entré dans l’appart. » (Mentir.)
« Qu’ai-je fait ? Il va m’envoyer quelqu’un aux trousses... » L’homme regarde autour de lui en baissant la voix, et s’assure que personne n’écoute votre conversation.
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- « Honnêtement, ça me gêne, cette histoire d’article. J’espère que vous allez quand même l’écrire. »
- « Essayez de pas vous chier dessus, Gary. C’est rien qu’une porte ouverte. »
- (Acquiescer d’un air sinistre.) « Cette discussion est close, Gary. »
- « Pour être honnête, je sais même pas ce qu’il manigance. Je me suis contenté d’ouvrir la porte. »
- « Détendez-vous. Evrart n’aime pas l’article que vous vouliez écrire. Si vous y renoncez, tout ira bien. »
- « Ouais, je sais pas ce qu’il manigance, mais il ne vous aime pas. »
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« Honnêtement, ça me gêne, cette histoire d’article. J’espère que vous allez quand même l’écrire. »
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« L’article sur les entreprises ? Comment est-ce qu’il sait ça ?... » Il secoue la tête. « En tout cas, il est hors de question que j’écrive cet article, à présent. Dites-lui que je serai muet comme une tombe. »
« Je ne vais plus leur causer d’ennuis, murmure-t-il. Ils peuvent compter sur ma coopération. Le syndicat n’a pas à se soucier de moi. Ce sont des Révacholiens honorables. Des hommes honorables. »
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- « Oui, bien sûr, je comprends. » Il inspecte les environs nerveusement. « Je ne le referai plus, promis. Si je peux me rendre utile envers vous ou le syndicat, il suffit de demander, d’accord ? J’essaierai de vous aider autant que possible. »
- « Je ne vais plus leur causer d’ennuis, murmure-t-il. Ils peuvent compter sur ma coopération. Le syndicat n’a pas à se soucier de moi. Ce sont des Révacholiens honorables. Des hommes honorables. »
- « Je ne le referai plus, promis. » Il inspecte les environs nerveusement. « Si je peux me rendre utile auprès de vous ou du syndicat, il suffit de demander, d’accord ? J’essaierai de vous aider autant que possible. »
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Il est proprement terrifié. Il se liquéfie à vue d’œil. Il n’y a que la colère qui lui permette encore de tenir le coup.
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« La girouette a tourné, fait remarquer le lieutenant d’un air moqueur. Il ne reviendra pas sur sa décision. »
Il a clairement apprécié les gesticulations de Gary. Peut-être qu’il a même changé d’avis par rapport à l’ouverture de la porte.
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Il est proprement terrifié. Il se liquéfie à vue d’œil. Il n’y a que la colère qui lui permette encore de tenir le coup.